Reportage sur la Butte aux Cailles sur France 3

France 3 a diffusé une série sur Paris la nuit. Une émission était consacrée à la Butte aux Cailles (13ème arrondissement). Elle décrit la situation que vivent chaque nuit les habitants de ce quartier, un cauchemar pour nombreux riverains exposés au nuisances dans ce quartier à haute densité d'habitations. En regardant ces images, on comprend la légitimité des revendications de l'association "Les Riverains de la Butte aux Cailles" qui les représente. Ce document concerne un quartier de Paris mais la problématique est la même à Strasbourg, à Bagnères-de-Bigorre, à Toulouse, ou… (à compléter par la ville de votre choix).
En réponse au témoignage éloquent d'une jeune consommatrice qui, candidement, déclare que les riverains devaient savoir ce qu'il en était en s'installant dans ce quartier, on rappellera : 1) que certains habitants étaient présents bien avant que la mono-activité des bars ne frappe le quartier; 2) qu'elle néglige les problèmes de santé publique qui tiennent au fait que le sommeil est altéré, avec des répercussions diverses sur la santé des habitants, même s'ils n'ont pas le sentiment d'être réveillés, ce qui fait qu'il est inacceptable que quiconque soit appelé à vivre auprès d'un tel tumulte sur la voie publique au 21è siècle; 3) que le droit protège le repos de tous les citoyens, que la loi est la même pour tous et que les habitants des centres-villes ne sont pas des citoyens raccourcis, exclus de droit, vivant dans une zone de non-droit. Lire à ce sujet la présentation faite à Bruxelles lors des 4èmes rencontres du Réseau Européen "Vivre la Ville!" : Les risques d’un droit à deux vitesses au détriment des habitants des quartiers « festifs ».

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Bruxelles 2018 - 4èmes rencontres du Réseau Européen "Vivre la Ville!" : les documents

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Communiqué de presse - Bruxelles 2018

Communiqué de presse Bruxelles 2018
Réseau Européen "Vivre la Ville!" !
Contact : Nicole Nussbaum 06 15 76 15 33

Nous voulons des villes habitées et habitables de jour comme de nuit.

▶ Malheureusement nos centres villes ne sont plus habitables pour deux raisons :
- développement inconsidéré d’une « fête » qui ne respecte pas son environnement et qui fait des victimes ;
- développement inconsidéré d’un tourisme de masse également destructeur de son
environnement : un tourisme qui fait des victimes.

▶ A terme, dans les deux cas, c’est la fuite des habitants :
- parce que leur santé est menacée par la privation de sommeil et les agressions sonores subies,
- parce que les habitants n’arrivent plus à se loger : touristification = flambée immobilière

▶ Nos villes sont engagées dans une course à la compétitivité entre villes...
- pour la promotion de la « nuit » comme
- pour la massification du tourisme.
Cette course à la compétitivité est injustifiable car :
- elle n'a pas de sens politique profond ;
- elle s'est construite en partenariat avec les lobbies de l’alcool, du monde de la nuit et de l’industrie du tourisme ;
- elle va contre l'intérêt général.

▶ La classe politique porte une lourde responsabilité, qu’il s’agisse des :
- des élus au pouvoir qui œuvrent pour accentuer ces deux pôles : tourisme de masse/ « vie nocturne festive commerciale » à tout prix
- des élus de l’opposition qui laissent faire sans s’y opposer ou
- des députés qui laissent grignoter le droit qui protège la Santé Publique.

▶ Le temps est venu de penser la ville autrement. Il est grand temps de...
- promouvoir une nouvelle politique de la nuit festive, à la fois ambitieuse, créative et
respectueuse de l’écologie urbaine.
- promouvoir un tourisme raisonné et maîtrisé qui ne soit pas prédateur.

Face aux enjeux actuels, on ne peut plus se contenter d’une politique du « toujours plus », Il nous faut une politique du « toujours mieux ».

Nous attendons de nos classes politiques qu’elles en soient capables. Car le temps est venu de penser la ville autrement.

Version pdf.

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Amsterdam : "la nuit, le centre-ville est une jungle urbaine selon le médiateur"

Le site Het Parool a publié le 3 mars 2018 un article intitulé : "Ombudsman: De binnenstad is 's nachts een jungle" ("la nuit le centre-ville est une jungle urbaine selon le médiateur")
Le médiateur de la ville, M. Zuurmond est allé passer une nuit chez des habitants du centre-ville, dans l'un des trois quartiers festifs de la nuit amsteldamoise.
Il avait déjà mené cette expérience l'année dernière et le lendemain il avait tiré la sonnette d’alarme en disant entre autre qu'il avait eu l’impression que "le stade olympique se déversait dans les rues du quartier". Le maire d'Amsterdam a alors décidé de déployer 140 gardiens de la paix supplémentaires.
Cette fois-ci le médiateur a compté tous les contraventions dont il a été le témoin de fenêtre : 942 ! Notamment : épanchements d'urine, défécations, rapports sexuels dans la rue, prises de sens interdit, etc… Il a compté 810 taxis empruntant la ruelle (taxis "normaux" et Uber en trop grand nombre dans le ville). Il a entendu 155 coups de klaxon et a relevé un niveau de 65dB dans la chambre où il se trouvait. La police est passée mais n'a rien fait. "Le chaos, une jungle urbaine" selon le médiateur. Il a ajouté : " Si Amsterdam était un parc d’attractions, on aurait été obligé de le fermer depuis un bon moment déjà !"

La vidéo est éloquente et ne nécessite aucune connaissance du néerlandais. Les scènes filmées et les graphiques parlent d'eux-mêmes.

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Amsterdam: "At night, the city centre is an urban jungle according to the Ombudsman"

The Het Parool site published an article on 3 March 2108 : "Ombudsman: De binnenstad is 's nachts een jungle" (At night, the city centre is an urban jungle according to the Ombudsman). The city's Ombudsman, M. Zuurmond spent a night with residents who live in the city centre, in one of the three most vibrant quarters of Amsterdam at night.
He carried out the same experiment last year and the following day he blew the whistle, notably saying he had had the impression "the Olympic stadium was spilling out onto the streets of the area". The Mayor of Amsterdam then decided to deploy 140 extra policemen.
This time the ombudsman counted all the offences he witnessed while looking out of the window: 942! In particular: urinating, defecating, sexual intercourse in the street, driving in the wrong direction up a one-way street, etc. He counted 810 taxis taking the tiny street ("official" taxis and Uber taxis which are too numerous in the city). He heard 155 cars hooting and recorded a 65dB sound level inside the bedroom. The police patrolled the area but did nothing. "Chaos, an urban jungle" according to the Ombudsman. He added: "If Amsterdam were a theme park it would have been closed a long time ago!".

The video is eloquent and does not require any knowledge of Dutch. Recorded scenes and charts speak for themselves.

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4ème congrès du Réseau Européen « Vivre la Ville ! » : Bruxelles - 23 au 25 mars 2018

Les nuisances sonores constituent l’une des principales atteintes à la qualité de vie et à la santé des habitants des villes. Les politiques publiques relatives à la lutte contre le trafic routier en tiennent compte. Cependant, une source de nuisances grandissante reste complètement marginalisée par les programmes politiques : la pollution sonore nocturne qui affecte les habitants des quartiers touristiques et « festifs ».
Trop d’élus et d’administrations ne prennent pas au sérieux le fait que les conditions de repos des citoyens sont perturbées et leur santé gravement fragilisée en raison d’une densité importante de bars dans leur quartier ou à cause d’activités touristiques ou événementielles.
Si la consommation nocive d’alcool prétend être quelque peu traitée, les tapages et l’accaparement privatif de l’espace public pour boire, déposer des déjections ou se livrer à des dégradations sont, eux, considérés comme anodins. Leurs répercussions budgétaires sur les finances publiques sont glissées sous le tapis.
Pire, de façon sidérante, différentes villes d’Europe se structurent afin de promouvoir un nouveau dogme : celui d’une ville en action 24h/24, fondé sur une prétendue équivalence du jour et de la nuit, évidemment contredite par toutes les données médicales sérieuses, mais fortement soutenue par l’industrie de la nuit dont le lobby est puissant.
L’aveuglement des politiques publiques, en Belgique comme dans la plupart des États européens, inquiète un nombre grandissant de citoyens représentés par des associations d’habitants de mieux en mieux coordonnées entre elles, car réunies au sein du Réseau Européen « Vivre la Ville ! ».
Certes, la ville doit être animée, mais elle doit rester habitable. Le 4e congrès du Réseau Européen « Vivre la Ville ! » se tient à Bruxelles du 23 au 25 mars 2018 pour renforcer ce plaidoyer.
Le programme de ces deux journées.
L'affiche du congrès.

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Bruxelles du 19 au 25 mars 2018 : une semaine consacrée au bruit dans la cité

Mise à jour 15 mars 2018
Le colloque annuel de l'ARAU aura lieu du lundi 19 mars au vendredi 23 mars tous les soirs dans un hôtel du centre-ville sur le thème du bruit dans la ville en général, incluant par exemple le survol aérien qui est une question très sensible à Bruxelles.

Le programme de la semaine.

La newsletter de mars de l'ARAU

Le communiqué de l'ARAU :
La question du bruit en Région de Bruxelles-Capitale est de pleine actualité : un nouvel arrêté « son amplifié » entre en effet en vigueur le 21 février 2018 et une enquête publique sur le nouveau « Plan Bruit » de la Région est prévue pour cet automne. Un nouveau portail régional d’information est par ailleurs ouvert depuis décembre 2017. Des recherches récentes sur le coût sanitaire du bruit permettent de quantifier les années de vie en bonne santé perdues par les Bruxellois à cause du bruit des transports. Elles permettent également d’évaluer l’impact économique de ces effets sanitaires. A Bruxelles, le bruit des transports a induit en 2011 un coût économique de 120 millions d’euros pour la gêne et d'environ 145 millions d’euros pour les troubles du sommeil.
Malgré ces constats, on tend traditionnellement à considérer que la ville, parce qu’elle est densité, est destinée à concentrer les nuisances. Mais l’objectif de réaliser la ville durable invite à renverser cette perspective : c’est justement parce que la ville concentre de nombreuses victimes potentielles de nuisances qu’elle doit être protégée. C’est d’ailleurs cette perspective d’équité sociale qui est poursuivie par la Région dans le dossier du survol de Bruxelles.
La ville, qui est par définition coexistence, doit être habitable. Des politiques doivent donc être menées pour domestiquer les émissions et empêcher ou réduire celles qui sont évitables. Cette 49e École urbaine vise à explorer les solutions au problème des nuisances sonores en ville.
Cette 49e école urbaine se clôturera exceptionnellement le weekend pour accueillir le Congrès du réseau international « Vivre la ville ! » dont l’ARAU est membre depuis 2015 et qui est plus spécifiquement concerné par les nuisances liées aux débordements de la « ville festive ».
Tout comité de quartier intéressé par cette problématique est le bienvenu au congrès !
Le dernière séance, le vendredi 23 mars à 20h00 fera transition avec le Congrès du Réseau Européen "Vivre la Ville!" qui se déroulera les 24 et 25 mars. (le programme)

Le programme de la semaine.

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Impact et coût des nuisances sonores à Milan et Turin

La pollution sonore affecte la vie de millions de personnes avec des conséquences sérieuses pour leur santé. Selon un rapport de l'Organisation Mondiale de la Santé (Burden of disease from environmental noise) "un individu sur trois est géné dans la journée et un sur cinq est dérangé dans son sommeil la nuit à cause du bruit de circulation". Le bruit est considéré non seulement comme une nuisance environnementale mais comme une menace pour la santé publique (risques de maladies cardio-vasculaires notamment). Les résultats indiquent qu'au moins un million d'années de vie sont perdues chaque année en Europe occidentale du fait des bruits de circulation.
Les sources de pollution sonore les plus communes, et donc celles qui sont le plus documentées, sont liées aux activités industrielles et à la circulation. Cependant, au cours des trois dernières décennies, les villes européennes ont été affectées par un type de pollution sonore particulier dont l'origine est les activités festives généralement situées en centre ville et due soit à la présence de centaines de personnes dans les quartiers festifs la nuit ou la musique en extérieur.
Malgré la gêne ressentie par les habitants de ces quartiers le phénomène a fait l'objet de peu de recherches. Cet article est en deux parties : tout d'abord identification des zones les plus concernées, caractéristiques des victimes du bruit, évaluation des conséquences économiques, quotidiennes et sanitaires puis résultats de mesurages sonores effectués dans des zones critiques de Milan et Turin afin de donner un fondement technique à un signalement subjectif d'une nuisance et pour apporter une évaluation chiffrée du problème.
Recreational noise Impact and costs for annoyed residents in Milan and Turin (Elisabetta Ottoza, Lorenzo Rizzi, Francesco Nastasi), Applied Acoustics

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Les événements dans l’espace public urbain : controverses, compromis et stratégies d'acceptabilité sociale

Michaël Desmet, étudiant en master en management d’événements à l'IHECS Academy, a rédigé un rapport de fin d'études intitulé : "les événements dans l’espace public urbain : controverses, compromis et stratégies d'acceptabilité sociale". Il traite tout particulièrement de la situation en Belgique mais son propos s'applique à d'autres villes européennes.

Les événements se multiplient dans l’espace public bruxellois. Ils font certes des heureux (le public, les organisateurs, les autorités ou encore les sponsors), mais aussi des mécontents : les riverains. Un peu partout des habitants réagissent contre des nuisances (principalement le bruit) qui s’imposent à eux contre leur gré, dans leur quartier. Malgré un dialogue orchestré par les organisateurs, dans le but d’assoir l’acceptabilité sociale de leur projet en application de la théorie des parties prenantes, le fossé entre riverains et organisateurs reste très grand. Deux visions de la ville s’affrontent : la ville habitée et la ville créative, animée et attractive. Le compromis entre ces mondes semble impossible. Continuer la lecture

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La Coordination Nationale No Degrado et Mala Movida a rencontré le Ministre de l'Intérieur italien

Un message de la Coordination Nationale No Degrado et Mala Movida
Le vice-président de la Coordination Nationale No Degrado et Mala Movida, Fabrizio Coniglio, a rencontré le Ministre de l'Intérieur Marco Minniti lors d'une visite institutionnelle à Venise. Il lui a remis un volumineux dossier sur l'activité de la Coordination et les problèmes liés aux dommages générés de la "mala movida" en Italie. Il a également parlé du Réseau Européen "Vivre la Ville!". C'est un événement très important pour nous qui, nous l'espérons, inaugurera un contact constructif avec le ministère de l'Intérieur. Nous sommes reconnaissants à Fabrizio qui a réussi à obtenir cette réunion avec beaucoup de difficultés.

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