AGI-SON sourd aux arguments de BruitParif et de l'ORS (IdF)

Bruitparif et l'Observatoire Régional de Santé (ORS) d'Île-de-France viennent de publier lettre ouverte, en réaction aux déclarations d'AGI-SON dans le cadre de l'examen par le Parlement du projet de loi de santé et notamment de l'amendement n°AS 1656 stipulant que "les activités impliquant la diffusion de sons à un niveau sonore élevé, dans tout lieu public ou recevant du public, clos ou ouvert sont exercées de façon à protéger l’audition du public et la santé des riverains."

Les auteurs de cette lettre ouverte ont jugé nécessaire de faire une mise au point sur le contenu de l’étude Bruitparif/ORS IdF 2015, citée par AGI-SON dans ses déclarations, afin d’éviter tout risque de mauvaise interprétation.

Voir aussi la page Actualités du site de Bruitparif

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3 réponses à AGI-SON sourd aux arguments de BruitParif et de l'ORS (IdF)

  1. Une Tourangelle dit :

    A Tours, dans le secteur piétonnier, nous n'avons pas de bruit de voitures, sauf de façon exceptionnelle.
    Ce sont les activités dites "festives" qui font que nous sommes accablés, en particulier les nuits des jeudis, vendredis, samedis.
    - établissements diffusant de la musique amplifiée à un volume invraisemblable, toutes portes et fenêtres ouvertes ;
    - terrasses de bars étendues où de nombreux clients chantent, voire crient d'autant plus fort qu'ils sont plus alcoolisés ;
    - diffusion des matchs sur certaines terrasses ;
    - fermeture des établissements et sortie de la clientèle avec cris, jeux de ballon avec les poubelles ...
    Ras le bol des quartiers dit "festifs" et des activités qui portent atteinte à la santé. Comment se reposer, dormir, inviter des gens chez soi ?
    Ce sont toujours les mêmes établissements qui sont en cause. Car beaucoup se tiennent bien en respectant les réglementations.
    NON, UN QUARTIER CALME EN CENTRE VILLE N'EST PAS UN QUARTIER MORT !

  2. Nous ne nions pas que les nuisances sonores liées aux transports existent mais elles ne sauraient occulter les bruits liés aux attroupements devant les bars, la musique ou la télévision imposée dans certains cafés et restaurants, la musique (sur)amplifiée…
    Les lobbies du genre AGI-SON avancent que la musique n’est pas du bruit. Elle ne l’est pas pour ceux qui souhaitent l’entendre. Mais la musique subie par ceux qui ne souhaitent pas l'entendre est du bruit.

  3. Anne Penneau dit :

    Les exploitants d'établissements où de la musique est diffusée préfèreraient qu'on ne mesure que les bruits de trafic. Même point de vue pour les exploitants de bars ou restaurants, dont la clientèle consomme en large partie dehors, soit installée en terrasses, soit tout simplement debout, parfois par dizaines, voire centaines.
    Cela fait des années que des mesurages objectifs sont demandés par les associations de riverains à la Ville de Paris qui n'a jamais voulu reconnaître la gravité de la situation et ses répercussions en termes de santé.
    Au conseil de la Nuit, le Réseau "Vivre Paris !" a indiqué expressément que la crédibilité de la volonté de la Ville de faire au moins un petit quelque chose pour les riverains se vérifierait au fait qu'elle accède ou non à cette demande.
    Au minimum, nous avons demandé que le budget alloué à de tels mesurages égale celui accordé aux Pierrots de la Nuit, dont l'inefficacité est notoire pour qui vit les nuisances au quotidien.
    Le Réseau "Vivre Paris !" a précisé que ces mesurages seraient un moyen très objectif de l'appréciation des performances autoproclamées par les Pierrots.
    Verdict le 21 octobre prochain : l'assemblée plénière du Conseil de la Nuit aura lieu et les arbitrages des propositions faites dans les groupes de discussions seront présentés.

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