Le temps de la nuit n'est pas comparable à celui du jour !

Le temps de la nuit n'est pas comparable à celui du jour !Article paru sur le site de Vivre le Marais le 14 novembre 2017
Revue de presse ajoutée en fin d'article le 21 novembre 2017
Dans le prolongement du colloque organisé par la Plate-forme Nationale pour le développement de la Vie Nocturne, le docteur Bertrand Lukacs qui est aussi président de l’Association des Riverains du Canal Saint-Martin (Xe) fait part dans les ligne ci-après de ses réflexions quant à l’idée que certains fondent leur approche de la ville de demain sur le fait que, pour l’homme, le temps de la nuit serait absolument comparable au temps du jour. Il considère qu’il s’agit d’une grave erreur. En effet la biologie de l’homme est construite sur un cycle circadien où la nuit, repos-sommeil, a un rôle différent du jour, veille-activité. Désynchroniser ce rythme entraine des troubles importants pour l’homme.

Le récent rapport de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) portant sur « L’évaluation des risques sanitaires liés au travail de nuit» souligne ce point.
Ce rapport majeur résulte d’une consultation coordonnée pendant 3 ans par d’éminents spécialistes et experts nationaux et internationaux confirme les effets délétères du travail de nuit avec différents niveaux de preuve scientifique.

Ces effets portent touchent d’une part la somnolence, la qualité de sommeil et la réduction du temps de sommeil total, et le syndrome métabolique sont avérés et d’autre part la santé psychique, les performances cognitives, l’obésité et la prise de poids, le diabète de type 2 et les maladies coronariennes probables. Il se traduit par l’hypertension artérielle et de possibles accidents vasculaires cérébraux. L’expertise conclut aussi à un effet probable du travail de nuit sur le risque de cancer notamment du sein dû aux perturbations des rythmes biologiques.
Le travail de l’Agence pointe également que la fréquence et la gravité des accidents survenant lors du travail de nuit sont généralement augmentées.
Les conclusions de ce rapport centré sur le travail de nuit, s’appliquent à tous ceux dont le rythme jour, veille- activité, et nuit , repos –sommeil, vient à être perturbé.

Le développement de la vie nocturne en ville concerne trois types de populations, les travailleurs de nuit, les noctambules incluant ceux qui aiment faire la fête et la très grande majorité des habitants.
Il est possible de protéger conjointement les intérêts des trois populations par un développement maitrisé de la vie nocturne. La condition première doit être une volonté politique non seulement très clairement exprimée par des mots mais surtout déclinées par des actions opérationnelles efficaces.

Malheureusement le politique préfère naviguer au gré des courants, reflets des rapports de force s’exprimant sur ce sujet. Aujourd’hui, le rapport de force est en faveur de ceux qui sont porteurs d’une vision économique borgne et à court terme, vantant le développement d’activités nocturnes très mal régulées, accentuant fortement les nuisances impactant la vie des riverains et exacerbant ainsi des tensions qui finiront pas s’exprimer massivement comme c’est le cas pour le tourisme de masse.

Aussi à partir de cette réflexion, plusieurs propositions peuvent être formulées pour le Conseil de la nuit :

  • Une charte reprenant les termes du socle commun à faire signer par l’ensemble des participants.
  • Un engagement de la ville de Paris d’accompagner le développement de la vie nocturne par la mise en œuvre d’une politique affirmée de lutte contre le bruit avec une priorité pour la nuit et une priorité budgétaire pour le développement d’outils de mesure objective des niveaux sonores.
  • Une clarification des actions à engager en distinguant clairement deux situations : les problèmes liés à une mauvaise régulation des établissements ouverts la nuit et les problèmes liés au développement de l’utilisation de l’espace public.
  • Le financement d’une étude confiée à un groupe de recherche ad hoc permettant d’évaluer le coût sociétal des effets délétères d’un développement non maîtrisé de la vie nocturne pour ne plus être borgne.

Puisse les politiques s’inspirer de ces recommandations et ne pas rester aveugles face à ce qui est devenu un enjeu de santé publique !

Réflexions à la suite du colloque organisé par la Plate-forme Nationale pour le développement de la Vie Nocturne par le Dr Bertrand Lukacs, président de l’Association des Riverains du Canal Saint-Martin

Revue de presse
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Défense en faveur du décret relatif à la diffusion de sons à un niveau sonore élevé

Depuis la loi Santé de 2016, l’article L. 1336-1 du code de la Santé publique prévoit que les activités impliquant la diffusion de sons à un niveau sonore élevé (musique amplifiée ou non, voix d’acteurs ou présentateurs par exemple), dans tout lieu public ou recevant du public, clos ou ouvert, doivent être exercées de façon à protéger l'audition du public et la santé des riverains.
Son décret d'application soulève un tollé de protestations de la part des professionnels visés.
Pourtant, ce décret ne recèle que des dispositions élémentaires pour donner sens à la loi, qui vise d'abord et avant tout la protection contre la surdité provoquée par les décibels excessifs.
Les associations de riverains se prononcent donc en faveur de la réglementation et appellent même à ce qu'elle se renforce pour ce qui concerne les nuisances qui sévissent dans leurs domiciles.

Défense en faveur du décret qui régit la diffusion de musique amplifiée sur la voie publique et nouvelle alerte à propos des bruits de voix sur la voie publique

Au moment où la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé était encore en discussion, nous avions salué qu’un amendement ait été introduit pour prévoir que les activités impliquant la diffusion de sons à un niveau sonore élevé (musique amplifiée ou non, voix d’acteurs ou présentateurs par exemple), dans tout lieu public ou recevant du public, clos ou ouvert, doivent être exercées de façon à protéger l'audition du public et la santé des riverains, ce qui est devenu l’article L. 1336-1 du code de la Santé publique. Nous avons ensuite apprécié que le ministère ne cède pas devant la levée de boucliers des lobbies de la nuit, parmi lesquels l’association « Culture bar-bars » et AGISON.

Voici que le 7 août 2017, dans une continuité qu’il faut aussi saluer, le ministère a parachevé le dispositif légal et pris le décret 2017-1244, nécessaire à l’application de la loi, qui a été intégré dans la partie réglementaire du code de la Santé publique.

Ce texte précise les conditions des diffusions de sons autorisées (ce qui dépend des réglementations locales), l’article R 1336-1 du code de la Santé publique précise désormais qu’il s’impose de :
1° Ne dépasser, à aucun moment et en aucun endroit accessible au public, les niveaux de pression acoustique continus équivalents 102 décibels pondérés A sur 15 minutes et 118 décibels pondérés C sur 15 minutes. […]
2° Enregistrer en continu les niveaux sonores en décibels pondérés A et C auxquels le public est exposé et conserver ces enregistrements ;
3° Afficher en continu à proximité du système de contrôle de la sonorisation les niveaux sonores en décibels pondérés A et C auxquels le public est exposé ; […]
Sont responsables du respect de ces dispositions, l'exploitant du lieu, le producteur, le diffuseur qui dans le cadre d'un contrat a reçu la responsabilité de la sécurité du public ou le responsable légal du lieu de l'activité qui s'y déroule.

Les sanctions ont une double nature :
- Celles que peut décider le Préfet en vue de faire cesser le caractère pour la Santé nuisible de l’activité et l’activité elle-même si nécessaire en s’appuyant sur les pouvoirs conférés par l’article L171-8 du code de l’environnement (article R.1336-15-3), avec la possibilité d’agir en urgence.
- Des sanctions pénales qui sont de l’ordre des contraventions de la 5ème classe, ce qui est faible, mais peut être complété par des mesures de confiscation des dispositifs ou matériels de sonorisation ayant servi à la commission de l'infraction.
On ne trouve donc là rien qu’un dispositif élémentaire si l’on veut que la loi ait un minimum d’efficacité, toutes choses étant égales d’ailleurs sur le risque qu’il ne soit guère appliqué du fait de l’insuffisance des moyens de veiller à son application, notamment du fait de la pénurie de personnels des DARES.

Pourtant, les médias sont gorgés de signes de protestation des milieux professionnels concernés. On entend crier à l’assassinat de la culture etc… Des vedettes « alertent », la plateforme de la vie nocturne qui s’est tenue à la Cité de la Mode en septembre a aussi été une chambre des lamentations.
Les associations de riverains réitèrent, quant à elles, solennellement qu’elles sont favorables au décret, en répétant que la législation gagnerait à être plus protectrice encore de la tranquillité publique versus protection des riverains. Qu’on en juge:
- Le décret actuel ne prévoit aucun mesurage spécifique des nuisances subies dans les habitations voisines de la diffusion de musique amplifiée. Or, on peut prévoir que le respect des seuils de décibels émis qui sont prévus par la nouvelle réglementation ne suffira pas à protéger ceux qui sont exposés de façon récurrente à des diffusions de musique amplifiée sur la voie publique.
- La loi nouvelle et son décret ne concernent en rien les nuisances sonores provenant du public lors des diffusions envisagées qui est une source de nuisances importante et aurait donc dû être prise en compte.
- Bien évidemment, plus largement, le nouveau dispositif ne concerne absolument pas le problème plus général des bruits de voix sur la voie publique et notamment celles de la clientèle des établissements, qui peuvent nuire au repos des riverains alors même qu’il n’y a pas de musique amplifiée et ni d'animation. On s’interroge : en quoi ce sujet important devrait-il être délaissé au moment même où de nombreuses villes favorisent le développement de l’économie nocturne ainsi que la massification du tourisme ? Ce qui renvoie à la question plus technique de savoir en quoi le sujet est délaissé. D’où l’on constate qu’il n’y a pas ici de vide législatif. Des textes en vigueur depuis longtemps répriment le tapage et permettent aux autorités de police de protéger la tranquillité publique, y compris en agissant sur les établissements, dont il faudrait peut-être seulement inscrire dans le marbre de la loi qu’ils sont responsables du fait des nuisances sonores de leur clientèle. Localement, les règlements municipaux sur les terrasses des bars et restaurants prévoient que les exploitations ne doivent pas créer de trouble au voisinage. Mais tous ces textes sont aujourd’hui fort peu appliqués, ce que les associations de riverains dénoncent depuis longtemps.

Lire l'excellent article publié sur le site de l'Obs : Réponse à ceux qui veulent "qu’on fasse du bruit pour la musique"

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A qui profite le tourisme ?

Article mis à jour le 7 novembre 2017
A Amsterdam où l’on constate une urgence largement dépassée face à l’invasion destructrice du tourisme de masse, on résume la situation en disant :« Il n’est pas midi moins cinq (11h55) : il est midi cinq (12h05) » .

Un récent article intitulé « A qui profite le Tourisme ? » et sous-titré « Foutez le camp avec vos petites valises de merde » est paru dans le journal « De Groene Amsterdamer »* : Wie profiteert er van het toerisme? Oprollen die rotkoffertjes.

Ce texte analyse pourquoi l’idée que la ville tire des avantages du boom des visiteurs n’est qu’un mythe.
En réalité le tourisme coûte davantage à Amsterdam qu’il ne lui rapporte.

A l’époque de la crise il y a quelques années, Amsterdam a ouvert tout grand sa porte au tourisme avec l’aide d’Amsterdam Marketing, l’agence chargée de promouvoir l’attractivité de la ville.

Si l’on en croit les chiffres avancés par l’agence de marketing, il faut croire qu’elle a bien fait son travail en termes de destination touristique : l’afflux de touristes serait en forte augmentation à Amsterdam avec l’arrivée de 17 millions de touristes en 2017.

Cette invasion fait d’ailleurs l’objet d’une véritable levée de boucliers de la part des habitants et des trois associations qui défendent leurs droits : Amsterdam in Progress, VVAB et Wij Amsterdam. Elle est d’ailleurs quotidiennement relayée par des articles dans la presse.

Des associations de commerçants du centre ville sonnent eux aussi l’alarme souhaitant attirer à nouveau plus de résidents amstellodamois et locaux, une catégorie de clients qui dépense bien plus d’argent que les visiteurs étrangers. Presque la moitié des touristes étrangers qui arpentent les rues, ne franchissent pas la porte d’un seul magasin : ils errent sans but.

Un nombre toujours croissant d’entrepreneurs, de résidents et d’experts lancent également des avertissements contre les excès du tourisme de masse à Amsterdam.

L’argument massue de la Ville pour défendre ce raz-de-marée touristique est que la Ville profite grâce à lui d’un extraordinaire boom économique. Elle avance à l’appui des chiffres très flatteurs. Or, comme le démontre « De Groene Amsterdamer », les calculs d’Amsterdam Marketing sont faussés et la manne financière que la ville est censée tirer de l’invasion touristique est en fait un mythe. Bien plus, le tourisme coûte à Amsterdam plus qu’il ne lui rapporte. Les frais occasionnés par le tourisme se montent en réalité à 64,5 millions d’euros alors que les revenus directs apportés par le tourisme se montent à 64,1 millions d’euros.
La différence de 400 000 euros représente ce que coûte le tourisme (uniquement en numéraire) à la Ville d’Amsterdam, donc à ses habitants, ce chiffre ne prenant pas en compte tous les dommages et préjudices subis par les habitants de la ville en raison de l’afflux d’un tourisme massif qui altère leur qualité de vie. Voilà le constat que l’on peut faire à première vue. Une investigation plus approfondie montre que le tourisme coûte en fait à Amsterdam environ 71 Millions d’euros par an.

L’enquête développée par le journal propose plusieurs axes critiques.

On dit que le tourisme fait rentrer de l’argent, mais en réalité l’argent engrangé par le tourisme sort du pays !
Car les entreprises qui possèdent les bateaux-mouches, le musée de cire Mme Tusseaud et beaucoup d’autres entreprises de divertissement comme par exemple Merlin Entertainment sont des entreprises étrangères.
De même beaucoup d’hôtels et de bars appartiennent à des étrangers. Les profits concernent en fait un petit groupe d’entrepreneurs qui appartiennent à de très grands groupes reliés à des empires (banques, Walts Disney,…).

Amsterdam Marketing a calculé le nombre d’habitants qui travaillent dans le tourisme pour faire valoir le profit éonomique généré par ces emplois mais les chiffres d’Amsterdam Marketing sont faussés car beaucoup de secteurs (musées, transports : taxis, trams et bus, culture : théâtre, bateaux-mouches) ne relèvent pas exclusivement du tourisme mais font partie des services largement utilisés par les habitants. On ne peut donc pas considérer que ces emplois sont générés par la seule activité touristique.

Qu’en est-il des dépenses générées par le tourisme à Amsterdam ?
Qui paye les ambulances pour transporter les personnes ivres et/ou droguées (une partie non négligeable du tourisme à Amsterdam est liée au commerce de la drogue) ?
Qui paye les policiers supplémentaires dont la présence est rendue nécessaire en raison de l’afflux des touristes de la drogue ?
Qui paye les employés municipaux supplémentaires dans les transports ? Et les fonctionnaires qui contrôlent les locations Airbnb ?
Qui paye les 18 millions d’euros de dépenses pour financer la main d’oeuvre chargée de l’entretien?
Les 2 millions dépensés pour le transport ?
Le 1,5 million pour les ambulances ?
Les 7 millions pour la police ?
Les 27 millions investis dans les musées ?
Les 9 millions investis dans le secteur des croisières ?
Au total, les 64,5 millions de coûts générés par le tourisme ?

De surcroît, pour absorber l’afflux croissant de visiteurs, le Terminal pour les croisières va être entièrement déplacé. Coût de l’opération : 153 millions d’euros. L’on est aussi en train d’élargir les écluses pour faire rentrer les grosses croisières : 350 milions .
Tous ces coûts ne sont pas imputables au tourisme et l’investissement peut être amorti sur plusieurs années. Mais en additionnant les différents postes de charges, le coût du secteur des croisières se chiffre vite à neuf millions d’euros par an.

Des chiffres controversés

Nombre de visiteurs extérieurs et argent dépensé : Amsterdam Marketing avance le chiffre de 17 millions de visiteurs mais une organisation nationale, « The Netherlands Board of Tourism & Conventions » (NBTC**) évalue le nombre de véritables touristes à seulement 6,8 millions.

Amsterdam Marketting avance le chiffre de 9,7 milliards d’euros par an pour les rentrées d’argent du tourisme.
Or le Bureau NBTC donne le chiffre 5,2 milliards d’euros.

Nombre d’emplois générés par le tourisme ?
Le nombre d’emplois générés par le tourisme se chiffre à :
- 154 000, selon Amsterdam Marketting :
- 61 000, selon le bureau d’étude Onderzoek, Informatie en Statistiek (OIS*** ), dont 10 000 à 15 000 dans la restauration.
Par ailleurs, la valeur ajoutée de l’emploi touristique est marginale et beaucoup d’emplois que l’on attribue au tourisme n’ont en réalité que peu de rapport avec celui-ci. Les dépenses de « restauration » sont ainsi à attribuer, pour plus de la moitié, aux résidents amstellodamois.
Cela veut dire que le tourisme ne génère pas 32 000 mais à peine 15 000 emplois dans la restauration, emplois dont un quart sont de « petits boulots » à temps partiel de moins de 12 h/semaine.

Ce que le tourisme rapporte en revenus directs, est plus facile à calculer. Le Trésor de la Ville en profite sous forme de taxe de séjour (60,8 millions d’€ en 2015) et taxe sur les billets de bateau-mouche (3,3 millions d’€ en 2015). Toutefois, l’on ne cherche pas à savoir dans quelle mesure ces 64 millions d’€ contrebalancent les coûts directs (voir supra : secours, SAMU, Police, surveillance du tourisme et des manifestations, coût du secteur « croisières »).

Coûts indirects

Le tourisme ne fait pas que rapporter, il engendre des dépenses.
Ces coûts indirects sont à la charge de la société et doivent être comptabilisés en rapport avec le pourcentage d’utilisation et de fréquentation réel des touristes.

Il y a des coûts indirects sous forme de subventions octroyées, par exemple aux musées. Le Musée Stedelijk reçoit de la municipalité plus de 12 millions d’euros de subvention et le Musée d'Amsterdam plus de 8 millions d’euros. Les attractions les plus visitées de la ville, que sont le Rijksmuseum et le Musée Van Gogh, touchent respectivementt 6,5 millions et 1,35 millions d’euros de subventions.

Le transport des touristes rapporte de l'argent, mais il en coûte également. Les trams de la GVB (société des transports de la ville) touchent 39 millions d’euros de subventions En proportion de l’utilisation du tram par les touristes (5%), ce sont donc deux millions de subventions à qui s’ajoutent aux dépenses faites pour le tourisme.

La promotion de la ville coûte également : Amsterdam Marketing touchera cette année une subvention de 3,85 millions.

Il apparaît donc qu’un certain nombre de coûts cachés n’apparaissent pas dans les calculs d’Amsterdam Marketing.

En fait, un calcul rapide fait monter le compteur des dépenses publiques à 71 millions d’euros annuels, bien plus donc que les recettes de taxes de séjour et de bateau-mouche de 64 millions d’euros.

Les coûts des dégâts collatéraux du tourisme

Dans une analyse approfondie des pertes et profits, il faudrait également prendre en compte en plus les « frais doux » ( ‘zachte kosten’), autrement dit le coût des dégâts collatéraux du tourisme que sont les nuisances, la baisse de la qualité de vie, l’effritement de la cohésion sociale et la disparition de commerces authentiques et de commerces de proximité. C’est plus difficile à traduire en chiffres, mais c’est un coût indéniable et hautement pénalisant.

Le fait que presque trois quarts des résidents amstellodamois évitent le centre-ville à certains moments à cause de la foule «est une indication que le tourisme de masse porte possiblement atteinte à la qualité de vie et d’habitation de la ville », estime Gerard Marlet, économiste, historien et auteur de l’Atlas à l’attention des municipalités.(lien : https://www.atlasvoorgemeenten.nl/contacten/63-gerard-marlet )

On relève d’autres indices similaires.

Le nombre de visites de musée, par exemple, augmente globalement, mais la part de visiteurs néerlandais diminue au Rijksmuseum comme à la Maison d'Anne Frank.

Le nombre de visiteurs par résident est plus élevé à Amsterdam que dans des villes comme Rome, Barcelone, Londres et Berlin. Marlet compare Amsterdam à des villes comme Venise et Bruges où le centre a fini par être dominé par le tourisme et qu’abandonnent les résidents qui font face à
- un appauvrissement et une diminution de l’offre commerciale et également à
- la hausse des prix des maisons, due notamment à l’augmentation du tourisme de masse et la location par AirBn.

L’année dernière Amsterdam est tombée de la quatrième à la onzième place dans le classement des villes attractives établi par Arcadis.

A qui profite vraiment le tourisme ?

C’est ainsi que les bénéfices de l’économie du tourisme profitent à un nombre restreint d’entrepreneurs jouant avec succès sur le comportement du touriste de masse. Il s’agit des entreprises hôtelières, de la restauration, de propriétaires immobiliers, des bailleurs AirBnB à grande échelle et de l’entreprise AirBnB elle-même, des grands musées, des armateurs de bateaux-mouche, des organisateurs de visites organisées et du nombre toujours croissant de vendeurs de glaces, gaufres et fromage. La tendance est que les grands continuent de s’agrandir et que les recettes gagnées à Amsterdam disparaissent de plus en plus souvent au-delà des frontières nationales.

L’hôtellerie prospère... C’est précisément dans ce secteur qu’une grande partie des bénéfices part à l’étranger. Cette attention de la part d’investisseurs étrangers n’a pas de quoi étonner. Le nombre de nuitées en hôtel au mois de janvier par exemple a doublé en six ans pour atteindre un million. En dehors de cela, elle a gagné des centaines de millions d’euros par des services et produits annexes tels que le petit-déjeuner, le bar de l’hôtel et le roomservice. Les grandes auberges ont elles aussi des propriétaires étrangers.

Cela signifie qu’une grande partie des bénéfices générés dans ces hôtels disparaît immédiatement sur des comptes en banque à l’étranger et n’ajoute pour ainsi dire rien à l’économie locale à part des emplois. Toutefois, le nombre d’emplois en hôtellerie croît bien moins vite que le nombre de visiteurs.

Bien que le conseil municipal ait décidé entretemps une interdiction d’ouverture de nouveaux hôtels dans les parties les plus demandées de la ville, les années à venir verront encore apparaître 22 hôtels au centre. Dans toute la ville, des licences avaient déjà été octroyées pour un total de 100 hôtels à construire encore.

AirBnB... La plateforme de location AirBnB rentre dans ce cadre de concentration de pouvoir et de bénéfices partant au-delà des frontières. L’intermédiaire se veut une plateforme entre simples propriétaires de maison pour de simples touristes mais contre toute apparence, ici aussi, de grands acteurs opèrent.

Grâce à divers subterfuges, un appartement peut être loué via AirBnB au-delà de 60 jours par an et sans appartenir à un simple particulier. Comme le montre l’exemple du mystérieux « Sammy » - bailleur fantôme ou multipropriétaire ?- les bailleurs AirBnB peuvent travailler à grande échelle. (voir illustration)

Celui qui, à Amsterdam, profite le plus est d’ailleurs la société américaine AirBnB elle-même. Les locataires paient entre 6 et 12% du prix de l’appartement à cette organisation, auxquels s’ajoutent 3 à 5% à payés par les bailleurs eux-mêmes.

Développement d’un commerce touristique de masse... La qualité des produits vendus dans les magasins de souvenirs se dégrade.
Un commerce de faïence bleue de Delft, constatant que de plus en plus de clients ne recherchent désormais que des souvenirs, adapte son offre à l’évolution de la demande : porte-clés, moulins en miniature, petits sabots. L’entreprise produit ses souvenirs bas de gamme en Chine. Le commerce tourne bien, le chiffre d’affaires augmente. Mais une nouvelle évolution est en cours : la vente de souvenirs... par distributeur automatique !

Dans le secteur du fromage on assiste à une véritable explosion : expansion du nombre de magasins par entreprise et expansion du nombre d’entreprises elles-mêmes. Ces magasins tendent à noyer de leurs produits le célèbre Marché aux Fleurs qui voit entretemps son offre de fleurs s’appauvrir et risque de n’avoir bientôt plus de fleuri que son nom, si des mesures de protection ne sont pas prises.

Les établissements de restauration rapide, quasiment exclusivement fréquentés par les touristes se multiplient et une récente expérimentation autour de l’ouverture au public jour et nuit, ne peut que lui profiter.

Les gaufreries, glaciers, établissements de restauration à emporter et magasins de fromage et de souvenirs se multiplient dans les principales rues touristiques de la ville.

Au printemps 2017, les quatre premières succursales de Dunkin’Donuts ont ouvert leurs portes, et une cinquième s’annonce déjà pour bientôt. Ce sont des établissements franchisés, exploités par l’entrepreneur américain Roberto Fava, déjà connu pour les 9 magasins d’Ice Bakery au centre-ville et le magasin Duo Penotti au Rokin, en face de l’Industrieele Groote Club.
La mairie, sans le vouloir, a contribué à cette croissance rapide des glaciers et gaufriers en exonérant depuis 2009 les glaciers de licence en restauration.

Développement de véritables empires touristiques... On constate, concomitamment au développement du tourisme de masse, le développement de véritables empires touristiques, comme celui de Tours & Tickets, chaîne aux apparences d’office de tourisme qui a su se développer en peu de temps, parfois avec le soutien actif de la ville d’Amsterdam et ne cesse de grandir en se diversifiant au fil des années.
On observe la même orientation dans le secteur des bateaux-mouches : les grands acteurs ne cessent de prendre de l’envergure tandis que les petites entreprises passent à côté des bonnes occasions et perdent même leurs licences.

La position de la Ville... Alors que les entrepreneurs disent préférer les Amstellodamois et les locaux, et tandis que les chercheurs et analystes alertent sur le danger d’une ville touristique sans âme, le conseil municipal cherche encore quelle position adopter.

La Ville a diligenté une enquête indépendante mais hésite sur l’interprétation des chiffres. Les avis diffèrent entre élus.

L’adjointe Kajsa Ollongrense minimise et se réjouit de ce qu’« Amsterdam est florissante et animée » et « rayonne de santé ». Elle prévoit une Charte pour les tours-opérateurs...

Le maire Eberhard van der Laan, tout en ayant clamé l’urgence de la tâche en octobre 2016 lors de la conférence annuelle sur l’ « État de la Ville » , parle maintenant d’« équilibre » et se contente de faire quelques suggestions.

Dennis Boutkan, conseiller municipal PvdA (parti travailliste), reconnaît l’urgence du problème, les limites de la surveillance et la nécessité de « limiter la concentration de commerces touristiques ».
Il plaide également pour une orientation par l’immobilier, seule façon de protéger la ville contre les propriétaires immobiliers et les entrepreneurs qui se jettent sur le centre ville « comme sur un morceau de viande rouge » pour le dépecer.

Les entrepreneurs du Damrak, de la Dam, du Rokin, de la Kalverstraat et de la Nieuwendijk se joignent à ces protestations et constatent qu’« aujourd’hui, la Mairie s’habille en quelque sorte d’impuissance, comme si elle était un spectateur alors qu’elle est quand même la première concernée ».

(Cette étude a pu être réalisée grâce au soutien de Fonds 1877****.)

Notes :
* De Groene Amsterdammer (« L'Amstellodamois Vert ») est un hebdomadaire indépendant néerlandais, publié à Amsterdam mais diffusé à l'échelle des Pays-Bas. Il constitue, aux côtés de Elsevier, HP/De Tijd et Vrij Nederland l'un des médias les plus influents dans son domaine. Fondé en 1877, il constitue en outre l'un des plus vieux médias néerlandais toujours en activité.

** NBTC :The Netherlands Board of Tourism & Conventions, est l’organisme chargé de la promotion des Pays-Bas au niveau national et international.

*** OIS : Onderzoek, Informatie en Statistiek, Recherche, Information et Statistique est un organisme d’étude chapeauté par la Ville d’Amsterdam.

*** FONDS 1877 : fonds de dotation qui finance des enquêtes journalistiques approfondies d’investigation.


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Conférence Nationale de la Vie Nocturne - Une nuit citoyenne et responsable

Les 14 et 15 septembre s'est tenu la Conférence nationale de la vie nocturne à la Cité de la Mode, à Paris. Plusieurs membres des Réseaux "Vivre Paris!" et "Vivre la Ville!" y ont assisté.
Notre compte-rendu de la table ronde "Une nuit citoyenne et responsable".

Intervenants : Nicolas Prisse, président de la MILDECA, Delphine Clerc, directrice adjointe du sce Sécurité Tranquillité Publique de la ville de Besançon, Lilian Babé, directeur de Soléa, Laurence Comminette, responsable de la Communication à la ville de Liège, Chris Blache, association Genre et Ville, Stéphane Bribard, élu du 10e arrondissement de Paris en charge de la sécurité et de la prévention, un représentant de la mairie de Lyon (élu ?) chargé de la sécurité publique.

N. Prisse (médecin de santé publique) présente la Mildeca – Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives -, petite commission interministérielle de 30 personnes directement rattachée au Premier ministre (à l’origine, notamment, de la salle de consommation à moindre risque du 10e, installée en collaboration avec Stéph. Brimard de la mairie du 10e). Se dit pour des méthodes « iconoclastes », travaille ainsi sur l’urbanisation et l’aménagement du territoire, sans faire de discours moral, parle de lois protectrices, pas bêtement répressives. Prépare actuellement un nouveau plan gouvernemental qui doit entrer en vigueur en 2018 pour lutter contre drogue, tabac, alcool (binge drinking). Est très demandeur d’informations, encourage l’assemblée à lui faire remonter toute info sur actions menées ici ou là. Travaille avec l’EFUS, s’appuie beaucoup sur ses études.

La ville de Besançon a chargé Lilian Babé du CSAPA (Centre de Soins d’Accompagnement et de Prévention des Addictions) SOLEA, d’une mission de réduction des risques en milieu festif, axe essentiel de sa politique concernant la vie nocturne. Besançon compte un nombre important d’étudiants mais attire également de nombreux jeunes (non étudiants) des alentours, notamment de Pontarlier. Les actions menées sont classiques (information, médiation, chartes) et concernent toutes les parties prenantes, la tranquillité publique est prise en compte. L. Babé insiste toutefois sur l’organisation de fêtes sans alcool, à la fois démonstratives et incitatives, qui rencontrent un réel succès (projet « La fête à Besac, - d’alcool c + cool »).

Laurence Comminette, de la mairie de Liège expose le cas du « Carré », quartier hyper festif/estudiantin. En Belgique, il n’y a pas d’heure imposée de fermeture des bars, mais le bourgmestre, qui jouit de pouvoirs de police équivalents à nos préfets, peut fixer un couvre-feu… ce que celui de Liège a tenté de faire en 2013 pour ramener l’ordre dans le Carré où les beuveries et incivilités étaient allées jusqu’à l’agression d’une escouade de policiers en intervention, finalement obligés de rebrousser chemin. Devant le tollé suscité par la décision (extinction des feux à 2 h. du matin), la mairie est revenue sur la décision et a privilégié la communication (« la communication est la clé des choses »), l’information, le porte à porte des bars et… une forte présence policière. « En Belgique, la police est là pour protéger. » L. Comminette souligne combien elle est étonnée, en France, de constater l’absence de policiers. La démarche de la mairie a été couronnée de succès, l’ordre a été rétabli. L. Comminette précise toutefois que deux caractéristiques distinguent le Carré d’autres lieux festifs d’autres grandes villes : d’une part il n’y a pas de riverains, d’autre part quasiment tous les Liégeois ont un fort lien affectif avec ce quartier et ont soutenu l’action de la mairie. Pour autant, à Liège aussi il y a d’importants problèmes de riverains, difficiles à régler, en particulier dans les nouveaux quartiers piétonniers, la mairie n’ayant pas le pouvoir de restreindre l’implantation des bars. Aujourd’hui, elle cherche de nouveaux moyens d’action, de nouvelles idées de communication positives.
(Stéph. Bribard du 10e ayant l’air de dire qu’il n’y a en France aucune restriction d’implantation et un représentant de la mairie de Marseille, dans l’auditoire, approuvant, j’interviens pour rappeler la règle parisienne des 75m, certes rarement respectée ou détournée et là, la mémoire revient à tout le monde.)

Chris Blache de l’association Genre et Ville, expose les problèmes rencontrés par les femmes, la nuit, dans les villes, et présente des idées de dispositifs lumineux simples qui transforment l’environnement urbain.

Stéphane Bribard, du 10e, présente l’arrondissement, rappelle son évolution récente et explique le fonctionnement des commissions de régulation des débits de boisson. Ses mots, ses explications recouvrent assez précisément ce que les riverains sont las d'entendre : ceux qui veulent dormir sont aussi ceux qui font la fête ailleurs, les riverains ont choisi le 10e pour son caractère festif, les Pierrots et culture bar-bars sont de super outils de médiation, c’est bien que le commerce n’ait pas disparu du 10e, que des bars aient remplacé la mono activité du commerce de gros chinois, les riverains ne sont pas conviés à participer aux commissions de régulation parce que ce ne sont des instances de médiation, etc.
Nous avons pu ensuite échanger assez longuement avec lui, notamment sur les commissions de régulation des débits de boisson où la présence d’un représentant des riverains garantit une indispensable transparence. Peut-être avons-nous été entendus.

Le représentant de la mairie de Lyon expose les problèmes de nuisances diverses apparus à la suite de la piétonisation des quais. La ville a adopté une solution radicale : à 3h00 (ou 2h00 ?) l’éclairage élaboré et subtil devient très fort, dispositif simplissime et peu onéreux doublé par un renforcement des patrouilles de police. Résultat : la délinquance a été instantanément divisée par 3.

Interrogé sur la mise en œuvre d’un tel dispositif pour le canal Saint-Martin, Stéph. Bribard répond qu’il n’y a pas de délinquance sur le canal. Je précise que c’est au calme des riverains que je pensais. Là, il n’a pas grand chose à proposer comme dispositifs et de toute façon, cet été, ça n’a pas été trop dur parce qu’il n’a pas fait beau. De plus, beaucoup de gens sont allés sur les rives de Seine. D’ailleurs, les lieux, c’est souvent une affaire de mode et un jour le canal ne sera plus à la mode.

Table ronde très intéressante, autant pour ce qui s’est dit et comment que pour ce qui ne s’est pas dit. Une bonne trentaine de participants, pour l’essentiel, des membres de collectivités locales, et au moins deux journalistes.

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Conférence nationale de la vie nocturne - Co-construire une politique de la vie nocturne, entre fantasmes et réalités

Les 14 et 15 septembre s'est tenu la Conférence nationale de la vie nocturne à la Cité de la Mode, à Paris. Plusieurs membres des Réseaux "Vivre Paris!" et "Vivre la Ville!" y ont assisté.
Notre compte-rendu de la table ronde « Co-construire une politique de la vie nocturne, entre fantasmes et réalités ».

La table ronde réunissait un représentant de la Préfecture de Police de Paris, des élus de différentes villes d’Europe (Londres, Rotterdam, Nantes, Bordeaux), deux représentants des riverains appelant au développement de la vie nocturne (Zurich et Nantes), un membre du Réseau « Vivre la Ville ! » médecin des hôpitaux, un représentant de l’UMIH-SNEG, le chargé de mission du conseil de la nuit de Paris étant chargé de présenter les résultats d’une enquête faite par l’EFUS sur les pratiques de régulation de la nuit dans différents villes d’Europe.

Les débats étaient répartis en deux temps : les modes de régulation de la vie nocturne / les leviers et obstacles pour le développement de la vie nocturne. Ils ont été fort instructifs à différents points de vue.

D’abord, les débats ont permis de prendre la mesure d’une volonté de différents municipalités d’opérer un véritable changement de paradigme, selon ce qu’en attendent des organisations professionnelles parties prenantes ainsi que certains usagers. En effet, ce qu’ils proposent, c’est de refaçonner nos villes obsolètes selon eux car créées pour y vivre le jour, alors qu’aujourd’hui, il faudrait que la nuit soit comme le jour. D’où le projet de faire vivre la ville 24/7, sous tous les aspects possibles de la vie à terme et, en attendant, par le développement de la vie nocturne « festive ».

Ce qu’il y a eu d’absolument extraordinaire au sens étymologique du terme, c’est la pugnacité des élus présents à la tribune pour faire croire à l’inéluctabilité du changement de paradigme, dont, en réalité, ils sont parmi les promoteurs privilégiés, associés à différents parties prenantes (lobbies, noctambules), cependant que la majorité de citoyens ne les ont jamais élus sur de telles promesses électorales.

Au fil des échanges, ces élus se sont crus autorisés, sous différents prétextes, à crânement balayer l’argument de santé publique que leur a fermement opposé le médecin qui a plaidé pour la prise en considération des plaintes des riverains face aux dérives actuelles (bruit, mais aussi alcoolisation des bruiteurs, déjections et déchets sur l’espace public). Pour Bordeaux, « l’intérêt de la plateforme est que le sujet ne soit pas cannibalisé par le sommeil ». Pour Londres, les chiffres montrent qu’un pourcentage important de jeunes ne boit pas une seule goutte d’alcool, et ces statistiques montrent que ce sont les personnes les plus âgées qui boivent, qui boivent chez elles, ce qui fait qu’il vaut mieux les inviter à sortir pour éviter cette consommation d’alcool (sic). Pour Nantes, la solution se trouve par un dialogue, que la municipalité se félicite d’avoir réussi à établir, même si, le débat a, par l’effet d’une question posée par un membre du Réseau « Vivre la Ville ! », ensuite fait comprendre que les nuisances persistent encore. Pas un seul de ces élus n’a réagi face au représentant des noctambules zurichois, quand il a affirmé qu’il existerait un droit fondamental à être ivre et que la vie nocturne veut sortir de la normalité, par exemple en n’étant pas très propre (sic).

Face à ces positions, le représentant des parties prenantes à l’économie de la nuit n’a plus eu grand-chose d’autre à faire que, tout en reconnaissant qu’il existe bien des situations anormales pour les riverains, de répandre autant de fiel que possible sur les associations qui défendent lesdits riverains victimes, tout en félicitant chaleureusement les autorités publiques parisiennes de la qualité de leur office.

Pour terminer positivement, saluons l’intervention du représentant de la Ville de Rotterdam. Il n’a, en effet, n’a pas hésité à affirmer : « Notre maire pense que le logement est un droit et donc que le droit de dormir prévaut sur celui de faire la fête », tout en expliquant que les plaintes des riverains font l’objet d’un suivi personnalisé et tenace, outil de mesurage acoustique à l’appui pour vérifier si les décibels sont excessifs, dans une ville où d’un côté, il existe des établissements ouverts 24/7 et où, d’un autre côté, l’autorité publique considère que la voie publique doit être épargnée par les décibels, de sorte que les riverains puissent même ouvrir leurs fenêtres. Voici exactement la situation équilibrée qu’attendent les associations de riverains, qui n’ont aucun intérêt à tuer le commerce, mais toutes les meilleures raisons d’exiger que l’on puisse se reposer et dormir chez soi.

Le représentant de la Préfecture de police de Paris, de son côté, a affirmé que le but est de faire coexister la liberté d’aller et venir, la vie nocturne et le droit de faire la fête avec sécurité et tranquillité, en déclinant synthétiquement les règles à respecter pour les horaires et les sanctions encourues par les établissements.

Aussi navrante qu’ait été la tonalité dominante de cette table ronde, il reste que la parole des riverains qui s’y est exprimée - à la tribune ainsi que dans la salle au moment du débat - joue un rôle essentiel pour empêcher certaines villes de se croire autorisées à abuser de leur autonomie contre l’intérêt général.

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Communiqué de presse d'associations néo-calédoniennes

L'Association des Résidents de la Baie Des Citrons et de Ensemble Pour La Planète, membres du Réseau "Vivre la Ville!", combattent les nuisances sonores depuis des années. Elles ont saisi la cour administrative d'appel de Paris pour contester la décision du Tribunal Administratif de Nouméa qui a rejeté leur requête tendant à la prescription des mesures nécessaires à l'entière exécution du jugement du 17 mars 2016 qui imposait aux collectivités de légiférer contre le bruit dans un délai de 6 mois.
Devant l'impossibilité de communiquer avec les politiques locaux sur ce dossier, un communiqué de presse a été diffusé dès le mercredi 16 août 2017. Des interventions radios et télévisions locales devraient suivre.

Ces deux associations bataillent depuis des années contre ce "fléau" que sont les nuisances sonores.
- 10 ans pour tenter de convaincre les élus que ce fléau porte atteinte à la santé humaine et à celle des écosystèmes en Nouvelle-Calédonie AUSSI.
- 5 ans à négocier à l'amiable avec les collectivités qui n'ont toujours pas produit une seule ligne de réglementation officielle contre les nuisances sonores malgré l’injonction du juge.
- 3 ans de procédures judiciaires pour lesquelles les collectivités responsables combattent maintenant les associations porteuses d'une revendication légitime au lieu de les accompagner dans leur rôle sociétal.

Le Réseau "Vivre la Ville!" soutient ces deux associations dans leur combat et peut reprendre les slogans figurant en conclusion de leur communiqué de presse:

Le bruit tue !
Mais silence sur le bruit !
A qui profite ce silence ?
Doit-on faire ENCORE du bruit contre ce silence ?

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Uritrottoirs de Nantes, un gadget qui fait flop

Article mis à jour le 10 août 2017
2016 : le projet d’une startup nantaise.
Dès 2016 Presse Océan se félicitait de l’invention de l’Uritrottoir (sic : avec majuscule !) par deux designers nantais, Victor Massip et Laurent Lebot, et annonçait avec un flair infaillible :« Ça sent le succès ! »
L’opération s’était accompagnée d’un battage médiatique promotionnel retentissant dans la presse locale et nationale : on allait voir ce que l’on allait voir….
« Le bac révolutionnaire pour mettre fin aux pipis dans la rue » titrait Femme actuelle.
Nantes.maville.com se félicitait, dans un article aujourd’hui escamoté, que l’idée nantaise ait même séduit Paris.
Ouest France annonçait « Deux exemplaires vont être installés fin décembre à la gare de Lyon à Paris et trois "Uritrottoirs" devraient faire leur apparition dans les rues de Nantes au printemps 2017. »
Bref, l’invention de l’uritrottoir était annoncée comme LA solution contre l’énurésie festive nocturne.
Le Réseau Vivre la Ville ! s’en était ému, dénonçant « Une supercherie qui veut faire passer pour une innovation des comportements régressifs parfaitement cyniques »

Qu’en est-il à ce jour à l’épreuve des faits ?
Le 22 mai 2017, trois uritrottoirs ont été installés dans les rues de Nantes selon le Parisien.
Bilan à la mi-juin : l’un d’entre eux a été vandalisé rue du Moulin et a donc purement et simplement disparu (article de nantes.maville.com).
C'est celui–là même qui était présenté dans la vidéo inaugurale.

Un deuxième est toujours présent mais a été déporté, apparemment à la demande d'un restaurant peu désireux de cohabiter avec lui, à une extrémité de la rue où il se trouve désormais environné de poubelles.

Le troisième a été installé dans une rue en pente (et en travaux !).

Aucun de ces objets n'est assorti d'explications ou de mode d'emploi qui permettent de savoir qu'il s'agit d'urinoirs... Tout laisse croire au passant qu’il s’agit de simples bacs à fleurs.

Ces urinoirs ont coûté chacun 3 000€ à l’achat, sans compter les frais de fonctionnement et de maintenance… et sont utilisés pour environ 90 pipis par semaine, autant dire rien à l'échelle d'une ville comme Nantes (article de Presse Océan).
L’argent public ne serait-il pas mieux investi dans des toilettes publiques dignes de ce nom, dont puissent bénéficier les femmes comme les hommes et les enfants, dans des conditions qui respectent l’intimité des personnes ?

Paris ne semble pas faire mieux que Paris comme le démontre cet article du Parisien du 9 août 2017 : Le flop des urinoirs écolos de la gare de Lyon

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New York veut mesurer et contrôler le bruit

New York se lance dans un projet de mesurage des bruits de la ville afin de mieux les contrôler. Ce projet s'intitule SONYC (Sounds Of New York City project). Une centaine de sondes vont être installées afin de capter tous les sons : circulation, klaxons, cris, musique, travaux, air conditionné… 90% des 8,5 millions New Yorkais sont exposés à des bruits excessifs, supérieurs au seuil considérés comme dangereux par l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA).
Des sondes connectées à des serveurs wifi transmettront en temps réel les informations qui seront analysées. Le but est d'objectiviser les sources de nuisances sonores afin de les réduire. Des algorithmes et le recours à l'intelligence artificielle permettent au logiciel d'identifier les sons déjà répertoriés et d'apprendre à reconnaître les "nouveaux" sons. Chaque sonde coûte environ 100$ et le coût total de l'opération qui s'étale sur 5 ans est estimé à 4,6 millions $.


Ce projet est présenté dans un article du Figaro du 24 juin : Bruyante, New York cherche à baisser le son.
La Mairie de Paris (et d'autres villes françaises) pourrait s'inspirer de ce projet pour protéger ses habitants des nuisances sonores de tous ordres.

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Nouméa rejoint le Réseau

L'Association des Résidents de la Baie des Citrons à Nouméa rejoint le Réseau Européen Vivre la Ville! Les habitants de ce quartier de Nouméa se plaignent des nuisances sonores générées par les très nombreux établissements de nuit installés sur la baie... Le président de cette association, Jacques Pignol, considère que la Baie des Citrons est "une zone de non-droit" (voir la vidéo).
Cette association existe depuis 2008. Quelques extraits d'une interview donnée le 24 juillet 2016 par son président que le Réseau peut reprendre à son actif (Les nuisances sonores pourront se régler en justice) :
- "A un moment, elle [l'association] n’a plus fonctionné car elle restait dans une démarche de négociation. Sans aucun résultat. La mairie reste encore sourde à nos appels et à nos courriers... sans résultat rapide, le règlement des nuisances sonores se fera par voie judiciaire.
" 

- "Le bruit n’est pas une fatalité. En vertu de quels principes et de quels droits, une minorité bruyante serait-elle autorisée à agresser une minorité silencieuse ? On n’a pas d’opposition à l’existence des boîtes de nuit. Les jeunes doivent pouvoir s’amuser. On respecte aussi le travail de ces entreprises et leur impact économique, à condition que nous aussi soyons respectés.
" 

- "Le maire est responsable du maintien de l’ordre sur sa commune et le haut-commissaire est garant de la tranquillité publique. Si le maire n’est pas en mesure de protéger ses concitoyens, il ne lui reste plus que la décision administrative de ne pas renouveler l’autorisation d’exploiter. Il n’est pas possible de négocier la santé publique."
- "Nos membres ne comprennent pas qu’on leur dise de quitter leur maison. Certains étaient là bien avant. Et quand bien même de quel droit a-t-on le droit de nuire à autrui ? ... notre demande est simple, elle est de passer des nuits normales. On se bat pour des principes qui devraient être gérés par les politiques. On répond à une carence des institutions."


A 16 000km de la métropole, les problèmes, leurs causes, les carences des institutions sont similaires (voir notre article). Bienvenue à l'Association des Résidents de la Baie des Citrons. Le Réseau Européen Vivre la Ville! est à vos côtés.

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Du ramdam dans les DOM-TOM

La France métropolitaine n'est pas la seule à subir des nuisances sonores générées par les bars et autres établissements de nuit. Les DOM-TOM sont également affectés.

Dans une émission sur LTMO (Les Témoins d'Outre-Mer) deux victimes de nuisances sonores sont invitées : une habitante de La Réunion qui passe des nuits blanches à côté d’un parc qui sert de lieu de défoulement nocturne et une dame guadeloupéenne qui a des problèmes avec ses voisins. Autour de ces deux cas, l’émission cultive une double ambiguité en faisant l’éloge des Pierrots de la Nuit comme sauveurs de riverains des lieux de vie nocturne (parc à La Réunion)... mais également en les présentant comme des arbitres et donneurs de leçons pour toute personne victime de tapage (problème de voisinage à la Guadeloupe), alors qu’ils ne sont ni l’un ni l’autre. Cette émission permet aux Pierrots de la Nuit de se prévaloir d’une prétendue expertise acquise au contact des fêtards pour généraliser leur prétendue compétence auprès de toute victime de bruit de voisinage et se poser en experts absolus et souverains.
Au cours de cette émission la victime n'aura droit à la parole qu'au bout de 6'30" (sur une émission de 20 minutes) alors que la coordinatrice des Pierrots de la Nuit a immédiatement la parole et présente d’emblée cette association comme un dispositif de médiation entre les riverains et les professionnels de la nuit, ce qui n’est aucunement le cas et que nous avons toujours réfuté (voir notre analyse). Elle continue en affirmant que "il y a des choses subjectives dans le bruit" et ajoute que "on ne peut pas tout objectiver dans les mesures de bruit".
Il n'y a pourtant rien de subjectif quand un habitant ne peut dormir du fait des nuisances générées par des noctambules alcoolisés ou par un établissement qui ne respecte pas son environnement. Cette volonté de discréditer le vécu des habitants et de disqualifier leur témoignage ne rend que plus urgent les recours à des mesurages, ce que nous demandons depuis longtemps déjà (voir notre article), plutôt qu'à une pseudo évaluation biaisée faite par des Pierrots de la Nuit créés par et pour les professionnels de la nuit (dixit la coordinatrice) qui non seulement n'ont aucune compétence en la matière, mais sont de surcroît grassement subventionnés par la Mairie de Paris (voir notre article) et qui finalement servent de cache-misère et de caution à des débordements inacceptables.
Madame Sécheresse, représentante des Pierrots de la Nuit, a bien appris ses éléments de langage et les récite sans faiblir, donnant au passage des leçons aux habitants sur la nécessité de dialoguer avec les établissements de nuit... pour "trouver des solutions donnant-donnant pour tout le monde" renchérit l’animatrice !
Désolés Madame la coordinatrice des Pierrots de la Nuit et Madame la présentatrice, le droit au sommeil est non négociable. Le sommeil est un besoin primaire, au même titre que boire, manger et respirer et le droit au repos dans son domicile est un droit fondamental protégé par l’article 8 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme.

Les habitants de Nouvelle Calédonie sont également victimes des nuisances sonores nocturnes. A Nouméa, l’Association des Résidents de la Baie des Citrons et Ensemble Pour La Planète, se plaignent des nuisances sonores créées par les établissements de nuit installés sur la baie... (lire l'article : Nuisances sonores à la Baie des Citrons: le bras de fer continue)
Le président de l'Association des Résidents de la Baie des Citrons fait le tour de la question en 6 minutes dans une vidéo diffusée sur nci.nc et intitulée à juste titre La Baie des Citrons : une zone de Non-Droit ?). Plus de 16 000km séparent Nouméa de la métropole et pourtant les problèmes sont rigoureusement les mêmes. Nous pourrions reprendre, sans rien y changer, les propos très mesurés de cet habitant d'un quartier touché par les nuisances sonores nocturnes.

La Réunion n'est pas épargnée par les nuisances sonores comme le montre cet article sur le site de l'Association Citoyenne de Saint-Pierre : Un fléau majeur et croissant à La Réunion : les nuisances sonores.

Que ce soit en métropole ou dans les DOM-TOM la question des nuisances sonores se pose dans les mêmes termes. Et les causes en sont les mêmes : notamment le non respect de la règlementation en vigueur, le laxisme des pouvoirs publics, des quartiers livrés à la mono-activité des bars, l'incivilité des clients et des noctambules...

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3ème rencontres européennes d'associations d'habitants : les conclusions des ateliers

3ème Rencontres Européennes d'associations d'habitants pour la défense de la qualité de vie dans les centres des villes européennes, Madrid (25 et 26 mars 2017)
Les troisièmes rencontres du Réseau Européen " Vivre la Ville ! " ont réuni des associations d’habitants des centres historiques de plus de 80 villes espagnoles d'Andalousie, des Asturies, des Baléares, de Castille, de Valence, Galice, Madrid, Pays Basque et de la Rioja, et du reste de l'Europe venant de Belgique, France, Italie et du Portugal.
Organisé par la Coordination des Associations d’habitants de Madrid Centre, cet événement a inclus la participation de conférenciers de l'Union européenne, du groupe Écologistes en Action, de l'Université de Turin et du Pays Basque, ainsi que de leaders d'opinion, d'associations de quartiers et de représentants de la Mairie de Madrid.
De plus, différents groupes de travail ont analysé en profondeur les principaux thèmes intéressant les résidents des centres urbains.
Les résultats de ces journées ont servi à confirmer les nombreux problèmes communs des centres historiques dans les villes et pays participants. Dans le même temps ils ont permis de connaître les solutions appliquées dans les différentes villes d'Europe à nos problèmes communs.
Ces journées ont contribué aussi à donner une meilleure visibilité à la réalité à laquelle sont confrontés
nos centres urbains, réalité souvent occultée par les stratégies de communication des groupes d'intérêts.
L'objectif du Réseau Européen « Vivre la Ville ! » est d'influer sur les institutions locales, nationales et européennes pour qu'elles protègent les résidents de leurs centres historiques — pour leurs valeurs patrimoniales, sociales et culturelles — menacés d'être transformés en de simples parcs de loisirs ayant pour conséquence la massification touristique, la gentrification et les loisirs nocturnes... avec l'insoutenable et pervers argument de l'activité économique et des emplois qui en découlent, oubliant ainsi, que nous aussi sommes des travailleurs et que nous faisons partie du système économique et productif.
Ce document de conclusions et de stratégie est le résultat du travail de ces deux jours. Il servira de trame pour continuer les actions menées pour défendre ensemble les droits de la collectivité.

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3er Encuentro Europeo de Asociaciones de Vecinos : conclusiones y estrategias

3er Encuentro Europeo de Asociaciones de Vecinos por la defensa de la calidad de vida en los centros de las ciudades europeas Madrid (25/26 de marzo de 2017)
El III Encuentro de la Plataforma vecinal Europea "Vivre la Ville !" ha reunido a asociaciones de vecinos de los centros históricos de más de 80 ciudades españolas procedentes de Andalucía, Asturias, Baleares, Castilla-La Mancha, Castilla y Leon, Comunidad Valenciana, Galicia, Madrid, País Vasco y Rioja, y del resto de Europa procedentes de Bélgica, Francia, Italia y Portugal. En esta ocasión ha sido organizado por la Coordinadora de Asociaciones de Vecinos Madrid Centro.
El encuentro ha contado con la participación de ponentes de la Unión Europea, de Ecologistas en Acción, de las universidades de Turín y del País Vasco y de líderes vecinales y de opinión, y de representantes del Ayuntamiento de Madrid.
Además, diferentes grupos de trabajo han analizado en profundidad los principales temas de interés para los residentes de los centros urbanos.
El resultado de estas jornadas ha servido para con rmar los numerosos problemas comunes de los centros históricos en las ciudades y países participantes, a la vez que, conocer de primera mano las soluciones que en las diferentes ciudades de toda Europa se están aplicando a nuestros problemas comunes.
Estas jornadas han servido también para dar visibilidad a la realidad a la que hoy se enfrentan estas zonas de nuestras ciudades, que muchas veces queda oculta por las estrategias de comunicación de grupos de interés. El objetivo de esta plataforma vecinal es in uir en las instituciones locales, nacionales y europeas para que protejan a los residentes de los centros históricos - por su valor como patrimonio social y cultural- amenazados de convertirse en meros parques de ocio como consecuencia la turisti cación, la gentri cación y el ocio nocturno... con el insostenible y perverso argumento de la actividad económica y los empleos. Olvidando que nosotros también somos trabajadores y formamos partes del sistema económico y productivo
Como resultado del trabajo de estos dos días, este documento de conclusiones y estrategias servirá de guía para continuar trabajando para defender en común los derechos del colectivo.

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Orléans autorisée à facturer l'état d'ivresse publique

Article mise à jour le 28 avril à 9:00
Une excellente nouvelle à diffuser dont nos élus et les services de police vont pouvoir être soulagés d’une préoccupation d’ordre financier qui pèse sur la mise en application de la loi qui régit les interventions pour ivresse publique : grâce à un arrêté municipal, Orléans devient la première ville à facturer les personnes interpellées en ivresse publique manifeste.
Alors que le tribunal administratif voulait annuler cet arrêté, la cour administrative d'appel de Nantes en a prononcé la parfaite légalité en regard des objectifs d’intérêt général qui président à la répression de l’ivresse publique (lire la décision).
Le tarif sera de 120€ pour la conduite au commissariat, somme destinée ni plus ni moins à facturer forfaitairement les frais de leur transport.
Bien entendu, l’amende pour ivresse publique incombe aussi au contrevenant, qui doit payer pour cela 150€ . L’ivresse publique coûtera donc 270€ au total à celui qui s’y est laissé entrainer !
"C'est une mesure de bon sens qui fait en sorte que ce soient les responsables qui payent et non les contribuables".

La ville d'Orléans a pris son arrêté fin 2014 (lire l'article) et a résisté au recours du Front de Gauche qui s'opposait à cette mesure (lire l'article). Le tribunal saisi en première instance avait cédé à l'argument avancé par les auteurs du recours contre l’arrêté : "il y a d’un côté une loi qui s’applique sur le territoire national et de l’autre une loi particulière à Orléans". Grâce à la pugnacité du maire qui a contesté la décision du tribunal, la juridiction administrative a déjoué le piège : l’égalité devant le service public, c’est que celui qui se met en état d’ivresse publique ne grève pas les finances publiques pour autre chose que les soins qu’il pourrait être nécessaire de lui apporter.
Le Réseau « Vivre la Ville ! » applaudit la clairvoyance de la juridiction administrative et considère que, désormais, il y a d’un côté une loi qui s’applique à Orléans et de l’autre côté une carence sur la plus grande partie du territoire national.
En effet, nous savons tous que les dispositions sur l’ivresse publique ne sont presque jamais mises en œuvre. Pourtant, elles visent tout autant protéger la personne ivre qu’à assurer la tranquillité publique. Or, l’argument souvent invoqué par les forces de l’ordre pour tenter d’expliquer l’absence d’interventions est que le dispositif de reconduite au commissariat est trop onéreux. Nous savons maintenant que l’on peut soulager les finances alors pourquoi s’en priver?
Nous appelons tous les maires de France ou les Préfets à prendre un même arrêté. Une disposition d’ordre national serait évidemment préférable, mais l’urgence est dans les réactions locales des autorités publiques et ce, sans attendre la décision du Conseil d’Etat qui interviendra si le Front de Gauche persiste en exerçant un pourvoi : comme le dit le maire d’Orléans, le bon sens est du côté de l’arrêté.
Par ailleurs, nous appelons à un perfectionnement de la procédure de constat de l’ivresse, qui constitue un autre frein possible à la mise en œuvre de la loi. Comme à Lille, à Strasbourg et Paris depuis peu, il peut être rémédié aux complications que représente un passage préalable par l’hôpital chaque fois que l’état de la personne ne le justifie pas. Il peut être décidé que les médecins viendront au commissariat constater l’ivresse, la personne ivre étant ainsi directement mise en cellule de dégrisement et réorientée à l’hôpital si nécessaire bien entendu. Encore faut-il que les Villes ne se contentent pas d’un effet d’annonce et d’une mesure ponctuelle à éclipse comme cela a été un moment le cas à Strasbourg, mais perenisent de façon constante et stable les crédits qui doivent être alloués à la Police pour qu’elle puisse sur la durée, continuer à payer les médecins qui se déplacent au Commissariat.

Lire les articles :
- La justice autorise la ville à faire payer les personnes ivres et Orléans devient la première ville à facturer les personnes interpellées en état d'ivresse sur le site de France3 Centre-Val de Loire
- La justice autorise la ville d'Orléans à faire payer les personnes ivres sur le site de la République du Centre
- Orléans veut faire trinquer ses ivrognes sur le blog de Rafaële Rivais, SOS Conso Le Monde

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Horaires de fermeture des bars : un sujet brûlant pour les voisins des établissements

Horaires de fermetures des bars : attention au lobbying des commerces.
La question de l’horaire de fermeture des établissements dont l’activité provoque des nuisances sonores est primordiale pour leur voisinage. C’est seulement à partir de là – et après un délai plus ou moins long selon le bon-vouloir des clients mis à la porte – que le quartier prendra une ambiance sonore normale, c’est-à-dire une ambiance sonore inférieure à celle qui existe en journée (cf. mesurages Canal Saint-Martin et Butte aux Cailles).
Attention, danger : des syndicats de commerçants tels que l’UMIH, le SNEG ou des organisations assimilées telles que l’association « Culture Bar-bars » militent de plus en plus activement pour une extension des horaires d’ouverture des bars.
Ils prétextent que cela permettrait de fluidifier les sorties de bars et donc de les rendre moins bruyantes.

Mais nous ne sommes pas dupes. Nous savons tous que :
- nous aurions du tapage jusque plus tard dans la nuit,
- tout en ayant à supporter le coût des dépenses collectives de l’extension des horaires des transports collectifs que les commerces appellent aussi de leurs vœux,
Le régime actuel assure une protection minimale pour le voisinage, même si l’on peut critiquer d’une part que les horaires d’exploitation de terrasses soient calés sur les horaires d’ouverture et d’autre part des insuffisances dans le contrôle du respect des textes.
Notre vigilance face au lobbying des commerces doit être d’autant plus grande que les autorités semblent déjà céder à la pression des lobbies à Madrid et, comme nous le savons tous, les municipalités françaises – obnubilées par la course à la concurrence du tourisme « festif » ont pour objectif inique de caler les pratiques françaises sur l’Espagne, même si c’est au détriment de la santé publique.Ce alors même que les médias relaient la crise sociétale que le laisser-faire provoque depuis un certain temps en Espagne même.

Quel est le régime actuel en France ?

Certains horaires sont fixés nationalement, mais uniquement pour les discothèques et – par le fait d’un lobbying puissant des syndicats de commerçants - les établissements qui ont une piste de danse pour objet d’activité principal : 07H 00.
Les autres horaires sont fixés par des arrêtés préfectoraux principalement, municipaux accessoirement.
Pour les bars de licence IV : entre 1H 00 et 2H 00 en moyenne.
Des autorisations dérogatoires peuvent être accordées individuellement à certains établissements après qu’ils en aient fait la demande formelle :
- autorisations occasionnelles
- autorisations de nuit : permettant à l’établissement d’exploiter jusqu’à 05 H 00 généralement (procédure préalable avant autorisation).

Rappels utiles sur l’application des textes en vigueur :

Ne pas confondre droit d’être ouvert pour les établissements et droit de nuire au voisinage : pendant l’ouverture, les établissements sont toujours soumis à l’obligation de veiller à la tranquillité de leur voisinage.
L’autorité publique a le devoir de veiller au respect des horaires. Elle a aussi le devoir d’intervenir lorsque l’activité génère des nuisances et de prendre les sanctions adéquates, qui peuvent aller jusqu’à la fermeture administrative.

Article L2212-2 du Code des collectivités territoriales : La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. Elle comprend notamment : […]
2° Le soin de réprimer les atteintes à la tranquillité publique telles que les rixes et disputes accompagnées d'ameutement dans les rues, le tumulte excité dans les lieux d'assemblée publique, les attroupements, les bruits, les troubles de voisinage, les rassemblements nocturnes qui troublent le repos des habitants et tous actes de nature à compromettre la tranquillité publique ;

Article L3332-15 du Code de la Santé publique : […]
2. En cas d'atteinte à l'ordre public, à la santé, à la tranquillité ou à la moralité publiques, la fermeture peut être ordonnée par le représentant de l'Etat dans le département pour une durée n'excédant pas deux mois. Le représentant de l'Etat dans le département peut réduire la durée de cette fermeture lorsque l'exploitant s'engage à suivre la formation donnant lieu à la délivrance d'un permis d'exploitation visé à l'article L. 3332-1-1.
3. Lorsque la fermeture est motivée par des actes criminels ou délictueux prévus par les dispositions pénales en vigueur, à l'exception des infractions visées au 1, la fermeture peut être prononcée pour six mois. Dans ce cas, la fermeture entraîne l'annulation du permis d'exploitation visé à l'article L. 3332-1-1.

Les préfectures sont chiches en sanctions. Parfois, elles ont le culot de prétendre que, si les chiffres baissent, c’est que les établissements sont plus vertueux. Parfois, moins hypocritement, elles en réfèrent à la pression que représentent les stratégies contentieuses des établissements qui s’appuient sur des arguties procédurales pour obtenir l’annulations de la sanction préfectorale par le juge administratif, jouant en toute hypothèse au moins la montre avant de s’exécuter… s’ils n’ont pas cédé leur affaire entre temps. Il reste que l’on a du mal à croire qu’une volonté politique cohérente entre municipalités, préfectures et État ne saurait venir à bout de ces comportements.

Faudra-t-il, pour provoquer cette volonté politique et, à l’occasion, pour lutter contre l’influence des lobbies des bars et le risque de voir prolonger les horaires d’ouverture des établissements, que les associations de riverains en viennent, elles aussi, à mettre une pression juridictionnelle ?

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Concerts tonitruants : il arrive que la police passe, même sur le Parc de La Villette et que Justice soit rendue...

Le Zénith, tout le monde connait ses concerts branchés. Ce que tout le monde ne sait pas, c’est que depuis des années, les habitants des immeubles de La Villette en souffrent. Que depuis des années ils se démènent pour le faire comprendre à la Ville de Paris impliquée dans la situation à un double titre, puisqu’elle est à la fois partie prenante de la gestion des activités des établissements du Parc de la Villette et de celle des logements sociaux où résident les victimes. Que lesdites victimes ont essuyé l’affront de réunions hypocrites où ils ont, à l’occasion, été traités avec mépris. Qu’ils ont néanmoins pu faire constater les nuisances par des agents du Bureau d’Action contre les Nuisances de Paris : 80 à 120 décibels, la nuit. Mais que ces constats pourtant éloquents sur la gravité de la situation ont été traités avec indifférence de la part des interlocuteurs publics auxquels ils ont été transmis. Inlassablement, les riverains et au premier titre l’Association Les Riverains du Parc de la Villette, ont réitéré leurs plaintes (le jugement en mentionne 116 depuis 2004 au moins).
De son côté, le Zénith ne se sentait très puissant, au point de ne même pas finaliser l’étude d’impact exigée par le Bureau d’Action contre les Nuisances, autorité pourtant préfectorale. Aucun effort pour créer une isolation.
Un jour cependant, un Commissaire divisionnaire a pris ses fonctions dans le 19è et tout a changé. Il a pris en compte la gravité de la situation et entrepris des procédures efficaces. Non pas que ces procédures aient mobilisé des troupes importantes. Non, ces procédures sont issues de la détermination à faire appliquer la loi par des moyens finalement simples : connaissance des textes applicables et quelques verbalisations des infractions. Mais des verbalisations circonstanciées, rédigées avec toute l’attention et l’intelligence nécessaires et accompagnées, on s’en doute, d’une vigilance rigoureuse pour qu’elles trouvent écho auprès du Ministère public à qui il incombe de déclencher ou non les poursuites.
Et ces poursuites furent déclenchées grâce au travail exemplaire d’un Procureur de la République, pour aboutir à ce jugement, lui aussi exemplaire, rendu le 17 mars, rue de Cambrai (19ème), par le tribunal de Police de Paris :
“Attendu qu’il appartenait à la société de faire respecter au producteur la législation en vigueur, quitte à annuler certains concerts ; que la dimension économique n’ayant que peu de poids face à la réglementation en vigueur, dont le but est la préservation de la santé des riverains, lesquels ont droit au respect de leur vie privée”... la SAS Le Zénith de Paris-La Villette ainsi que son président sont condamnés à payer 31 529 euros de dommages et intérêts aux victimes et 81 000 euros d’amendes pour avoir manqué à la réglementation sur la diffusion de musique amplifiée (les amendes) et avoir ainsi porté atteinte à la santé et à la tranquillité des victimes qui se sont présentées comme parties civiles au procès pénal.
Pour tous ceux dont les nuits sont perturbées par les tapages prétendument festifs, ce jugement est absolument déterminant. Face au conflit classique entre intérêts privés (santé individuelle des victimes) et intérêt général (ici, versus développement économique et défoulement « festif »), il prend magistralement parti en faveur de l’intérêt supérieur qu’est la santé des victimes et leur droit à la tranquillité dans leur domicile.

A l’aune du principe de proportionnalité qui arbitre, en droit, les conflits entre des droits et libertés antagonistes (ici, droit au repos des riverains / et droit d’entreprendre d’une société de spectacle), la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’Homme tend à considérer que c’est le droit ou la liberté dont il est apprécié qu’il rejoint le mieux l’intérêt général qui prend le pas sur l’autre. En fonction de quoi, l’intérêt général envisagé sur son versant économique est susceptible de dominer le droit individuel d’être protégées contre des nuisances sonores (cas des aéroports), les victimes n’ayant plus qu’à se résoudre à supporter ou déménager. A condition cependant que le droit ou la liberté prédominant soit exercé dans le respect de la loi et de la réglementation qui lui sont applicables.
En l’espèce, forts de leur impunité passée, la SAS Le Zénith et son dirigeant ont un peu trop crânement oublié l’obligation en toutes circonstances de ne pas bafouer le droit. Ils ont aussi prétentieusement imaginé pouvoir échapper à toute condamnation face aux habitants victimes des concerts tonitruants qu’ils organisent depuis des années, en se présentant comme des acteurs économiques utiles, voire même indispensables au développement impératif de la bulle de l’économie de la nuit effrénée, bulle gonflée d’un air d’intérêt général dans le contexte tendu et morose.
Le jugement coupe le sifflet aux trublions des nuits de leur voisinage, avec clarté et pertinence : la réglementation a été violée, les conditions d’un trouble anormal du voisinage sont réunies, donc il doit y avoir sanction pénale et réparation du préjudice sur un plan civil. Plusieurs amendes et une évaluation du préjudice circonstanciée, qui ne traite pas la santé et la qualité de vie à son domicile comme de la roupie de sansonnet.
La première victoire des riverains de la Villette, fût donc que leurs plaintes soient écoutées, puis traitées selon les procédures efficaces.
Leur deuxième victoire est maintenant que la Justice ait donné suite à leurs plaintes et aux procès-verbaux et que les juges aient eu la sagacité et le courage de faire triompher la fonction sociale des droits (ici, le droit de se reposer).

Ce jugement a été rendu dans des termes qui assurent la pleine application du droit français, un droit qui peut certes être amélioré, mais dont il faut mesurer la qualité et la force potentielle pour lutter contre les nuisances sonores nocturnes, pour peu qu’il soit appliqué comme en l’espèce. Un droit forgé par la loi et la réglementation aux fins de donner priorité à la santé sur la frivolité (ici, non pas la culture, mais des concerts tonitruants juste à côté de logements sociaux).
Par cette pleine application du droit français, le tribunal de Police de Paris respecte la Convention européenne des droits de l’Homme, comme il se doit : la Cour européenne des droits de l’Homme a déjà condamné des Etats pour ne pas avoir appliqué leur droit national, par référence à l’article 8 de la Convention dont elle estime qu’il établit un droit fondamental à la tranquillité à son domicile.
La prochaine victoire des riverains de la Villette sera de voir la Cour d’appel maintenir le cap : sanctionner fortement les pratiques professionnelles qui bafouent le droit et ne pas céder pas au mirage de la bulle économique de l’économie de la nuit effrénée, qui crèvera sitôt que l’on aura mesuré ses coûts sociaux et économiques pour la collectivité.
Nous avons confiance dans la Justice encore connectée avec la vraie vie et capable de nous protéger contre les projets de développement de l’économie de la nuit des plus irresponsables car conçus par une partie trop influente de la classe politique dont la voix forme une harmonie troublante avec celle des lobbies économiques les plus puissants.
Il est temps que la classe politique remette les pieds sur terre et respecte ceux qui souffrent de nuisances nocturnes du fait de pratiques irrespectueuses de leur voisinage. A paris, il est temps que le Conseil de la nuit parisienne change de ton.

Le jugement du 17 mars du Tribunal de Police

Lire l'article de Rafaële Rivais sur le blog conso du Monde : Le Zénith de Paris condamné pour son bruit : une première (4 avril 2017)

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3ème rencontres du Réseau Européen "Vivre la Ville!" : revue de presse

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3ème rencontres du Réseau Européen "Vivre la Ville!" : les documents

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Clôture de la 3ème Conférence du Réseau Européen "Vivre la Ville!"

Mis à jour le 27 mars 2017
La troisième conférence du Réseau Européen "Vivre la Ville!" s'est tenue à Madrid les 25 et 26 mars 2017 et a réuni les associations de résidents des centres historiques de plus de 80 villes espagnoles d’Andalousie, d‘Asturie, des Baléares, de Castille-La Mancha, de Castille et Leon, de Valence, de Galice, de Madrid, du Pays Basque et la Rioja, et aussi d’autres pays européens comme la Belgique, la France, l’Italie et le Portugal, sous l’égide de la Plateforme des Associations du Centre de Madrid qui en a été l’organisateur cette année.
Divers intervenants ont pris la parole, de l’Union Européenne, du groupe Ecologistes en action, des universités de Turin et du pays Basque ainsi que d’autres leaders d’opinion et des représentants de la Ville de Madrid.
De plus, des groupes de travail se sont mis en place pour analyser en profondeur les questions essentielles à tous les résidents des centres urbains.
Le résultat de cette conférence a permis de confirmer les nombreux problèmes communs aux centres historiques des villes et des pays participants, et de considérer les diverses solutions déjà apportées en Europe à ces problèmes.
Cette conférence a également permis de donner de la visibilité à une réalité qui porte préjudice à nos villes et qui est souvent occultée par les stratègies de communication face aux investisseurs potentiels.
L’objectif de cette plateforme est de pousser les institutions locales, nationales et européennes à protéger les résidents des centres historiques, car il s’agit d’un patrimoine social et culturel de grande valeur, qui est cependant en passe de devenir un parc d’attraction, de tourisme massif, de gentrification et de loisir nocturne, sous le prétexte fallacieux et insoutenable d’activité économique et création d’emplois.Oubliant au passage que nous sommes tous des travailleurs et faisons tous partie du système économique et de production.
Le produit du travail de ces 2 journées sera, comme ce fut le cas lors des deux précédentes rencontres, d’élaborer dans les prochaines semaines un document comportant les conclusions et les stratégies qui serviront de guide à un travail commun de défense des intérêts de la collectivité.

Clausura del III Encuentro Vivre la ville!

Esta mañana se ha clausurado en Madrid el III Encuentro de la plataforma vecinal europea Vivre la Ville Europe!, que ha reunido a más asociaciones de vecinos de los centros históricos de más de 80 ciudades españolas procedentes de Andalucía, Asturias, Baleares, Castilla-La Mancha, Castilla y Leon, Comunidad Valenciana, Galicia, Madrid, País Vascos y Rioja, y del resto de Europa procedentes de Bélgica, Francia, Italia y Portugal; y que en esta ocasión ha sido organizado por la Coordinadora de Asociaciones de Vecinos Madrid Centro.
El encuentro ha contado con la participación de ponentes de la Unión Europea, de Ecologistas en Acción, de las universidades de Turín y del País Vasco y de líderes vecinales y de opinión, y de representantes del Ayuntamiento de Madrid.
Además, diferentes grupos de trabajo han analizado en profundidad los principales temas de interés para los residentes de los centros urbanos.
El resultado de estas jornadas ha servido para confirmar los numerosos problemas comunes de los centros históricos en las ciudades y países participantes; a la vez que, conocer de primera mano las soluciones que en las diferentes ciudades de toda Europa se están aplicando a nuestros problemas comunes.
Estas jornadas han servido también para dar visibilidad a la realidad a la que hoy se enfrentan estas zonas de nuestras ciudades, que muchas veces queda oculta por las estrategias de comunicación de grupos de interés. El objetivo de esta plataforma vecinal es influir en las instituciones locales, nacionales y europeas para que protejan a los residentes de los centros históricos - por su valor como patrimonio social y cultural - amenazados de convertirse en meros parques de ocio como consecuencia la turistificación, la gentrificación y el ocio nocturno...con el insostenible y perverso argumento de la actividad económica y los empleos. Olvidando que nosotros también somos trabajadores y formamos partes del sistema económico y productivo
Como resultado del trabajo de estos dos días, y al igual que en pasados encuentros, en las próximas semanas se construirá un documento de conclusiones y estrategias, que servirá de guía para continuar trabajando para defender en común los derechos del colectivo.

La version pdf en espagnol

Revue de presse

Les documents présentés lors de le conférence

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25-26 mars 2017 à Madrid : les 3èmes assises internationales du Réseau Européen "Vivre la Ville !"

Europa debate en Madrid los problemas del centro histórico de las ciudades
Sous ce titre (l'Europe débat à Madrid des problèmes des centres historiques des villes), le journal "eldiario.es" rapporte les débats des participants réunis à Madrid pour témoigner de la situation dans 80 villes européennes.

Les communautés françaises "Vivre Paris !" et "Vivre la Ville !", y participent activement avec la présence de plusieurs de leurs représentants. On constate que partout en Europe les problèmes des centres-villes entre des riverains qui revendiquent leur droit de vivre et de dormir tranquillement chez eux et des commerces de boissons ouverts la nuit avec une clientèle bruyante qui abuse de l'alcool et envahit l'espace public.

En direct de Madrid : un message de Jean-François Revah, du Collectif des Riverains Jean-Pierre Timbaud, association du XIe arrondissement de Paris :

"A Madrid pour la troisième réunion internationale des associations de riverains du réseau "Vivre la Ville !" en "Europe, sont présentes 80 associations de sept pays : la société civile est bien décidée à obliger les autorités (élus "nationaux et municipaux, police nationale et municipale, syndicats professionnels) à jouer leur rôle de protection "des populations, une mission qu'aujourd'hui ces autorités n'assument pas".
"La réunion se poursuit ce dimanche matin avec la mise en commun des ateliers : ambiance très positive ; le "compte rendu sera rapidement disponible."

Revue de presse

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Communiqué de presse : Madrid, 25-26 mars, 3e conférence du Réseau Européen "Vivre la Ville" !

Tambour battant, les lobbies de l’économie de la nuit mènent une offensive sans précédent pour tenter d’asseoir leur domination sur la détermination des règles de la vie nocturne. Ils réclament une libéralisation de leurs horaires d’ouverture et l’appropriation de la voie publique. Ils se présentent comme les libérateurs de nouvelles pratiques festives et les bienfaiteurs du tourisme de masse. La compatibilité avec la vie des habitants des sites concernés ? Ce n’est pas leur problème. Ce serait aux habitants de s’accoutumer ou de déménager.
Les 25 et 26 mars prochains, des associations locales d’habitants de 7 pays d’Europe, dont une cinquantaine d’associations françaises seront représentées à Madrid pour justifier de leur profonde inquiétude face à la dégradation de la qualité de vie provoquée par le développement de nouvelles pratiques d’une soi-disant festivité nocturne et du tourisme de masse.

Nous, membres du Réseau Européen "Vivre la Ville" !, avons une autre conception du développement durable de nos quartiers et de nos centres-villes, dont nous ne voulons pas être sournoisement chassés.
Nous dénonçons la puissance des lobbies et la faiblesse des politiques publiques pour faire respecter notre droit fondamental à la tranquillité dans nos domiciles et pour protéger ceux qui, dans un monde dur et angoissant, se laissent entraîner par les sirènes de la fête alcoolisée.

Les nouvelles pratiques festives que l’on voudrait faire passer pour normales sont notoirement destructrices de la santé de ceux qui s’y adonnent et des habitants qui en subissent les retombées dans leurs vies privée et professionnelle :
- Les rapports officiels s’empilent pour démontrer que l’hyper-alcoolisation a resurgi au 21e siècle
- Les études médicales s’accumulent pour prouver que l’organisme de l’animal diurne qu’est l’Homme ne s’habitue pas au bruit et pâtit gravement des troubles du sommeil.

Le tourisme de masse et les nouvelles pratiques festives se développent à rebours de l’objectif de développement durable que nos élus affichent pourtant comme une priorité :
- La banalisation des comportements antisociaux fait le lit de différents communautarismes (jeunes, vieux, gays, fêtards non chargés de familles, familles avec enfants au domicile…).
- Les quartiers rendus inhabitables sont désertés ou transformés en parcs d’attraction dont la mode ne durera qu’un temps.
- Dépenses de santé et frais d’entretien des sites concernés coûtent à la collectivité toute entière.

Nous, Associations du Réseau Européen "Vivre la Ville" !, en notre qualité de membre du Réseau Européen "Vivre la Ville" ! :
• exigeons que nos propositions soient étudiées sérieusement par nos élus et les autorités de police nationale,
• attendons que les candidats aux élections Présidentielle et à l’Assemblée Nationale répondent au questionnaire que nous leur adressons,
• demandons aux ministères de l’Intérieur, de la Justice, de la Santé ainsi que de l’Environnement d’entreprendre une action cohérente et concertée.

Version pdf

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Le Réseau Européen Vivre la Ville se réunit à Madrid les 25 et 26 mars

Le Réseau Européen "Vivre la Ville" ! organise ses 3èmes rencontres internationales les 25 et 26 mars à Madrid.
La liste des points qui seront abordés par les ateliers de travail du samedi (le programme détaillé en pdf) :

1. Cadre légal et relations avec les institutions :
- Amélioration du cadre légal... Mairies, Etat, Europe...
- Amélioration du fonctionnement des collectivités locales et plus grande agilité pour répondre aux problèmes
- Nécessité de mettre en place des modèles d’observatoires urbains pour la gestion des centres historiques

2. Gestion urbaine des centres historiques :
- Manque d’équipements et de services publics pour les résidents des centres historiques.
- Problème de démographie dans les quartiers historiques, surtout à cause du vieillissement de la population qui y réside.
- Réhabilitation des centres historiques et conservation du patrimoine architectural et culturel.
- Modèle d’usages urbains propre aux centres historiques.

3. Loisirs nocturnes dans nos quartiers : problèmes et solutions :
- Bruit causé par les loisirs nocturnes.
- Invasion/privatisation de l’espace public : occupation débridée de l’espace public pour les terrasses et autres activités commerciales.

4. Nouvelles menaces qui remettent en cause l’avenir et la survie des centres historiques :
- Gentrification de nos quartiers (problèmes de logement).
- « Touristification » des centres ville (pression des logements à but touristique).

5. Problèmes de mobilité dans les centres des villes :
- Problèmes liés à la mobilité, et gestion du service de livraisons dans les centres historiques.

6. Comment les associations et les collectifs citoyens peuvent-ils s’organiser pour mieux défendre leurs quartiers ?
- Participation citoyenne plus forte et plus organisée.
- Modèles de luttes et exposition des problèmes.
- Comment organiser pour le futur "Vivre la Ville" ! et aussi le collectif des associations qui vont se réunir à Madrid ?
- Les pressions exercées contre le mouvement associatif du Réseau Européen "Vivre la Ville" !

Tous les documents sur la page Madrid 2017

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Les nuits nantaises... sans les Nantais

La ville de Nantes organise une table-ronde dédiée à la conciliation des temps "ville du jour, ville de nuit" le 4 avril (voir mail d'information). Le Forum Smart City Nantes se veut un lieu de rencontre unique des acteurs des villes connectées : collectivités, entreprises publiques, entreprises privées, startups, entrepreneurs, ingénieurs, décideurs, intellectuels, responsables politiques et la nouvelle génération... mais surtout sans les habitants.
Sont invités : Luc Gwiazdzinski, géographe, Benjamin Mauduit, élu nantais à la nuit ainsi que son homologue parisien, Frédéric Hocquard, ou encore Denis Talledec, le président de Culture Bar-bars, Jean Blaise, directeur du Voyage à Nantes et enfin Claire Brisseau, gérante du bar "le chat noir"(voir la liste des participants). Une nouvelle fois les habitants sont écartés du débat. Une nouvelle fois la collusion entre les lobbies de la nuit et les municipalités nantaise et parisienne est évidente. Que de mépris pour les habitants (également électeurs et contribuables).
L’absence des représentants des habitants est-elle un simple oubli ou une volonté délibérée?

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Strasbourg devient Strasbar

Actuellement à Strasbourg, où sévit déjà la barification des cafés déjà existants (lire notre article précédent), pas une semaine ne passe sans que ne paraisse l’annonce de la création d’un nouveau bar.
Après l’annonce il y a trois semaines (DNA 26/02/2017) de l’ouverture d’un nouveau bar place d’Austerlitz en lieu et place d’un magasin d’encadrement suivie de celle, il y a quinze jours (DNA 4/03/2017) de l’ouverture d’une brasserie–bar de 1000 m² dans les locaux d’un magasin Intersport ouvrant sur la rue du 22 Novembre et la Grand’rue, et à peine lancée (DNA 11/03/2017) la promotion du « Comptoir d’Eugène » à la Krutenau, une brasserie-bar qui fait la part belle à la vente de bière et qui propose même la vente de bière à emporter en conteneur de 2,5 litres,voici l’annonce de l’ouverture prochaine d’un Icebar, bar de glace, qui devrait ouvrir ses portes en mai 2017.

La publicité faite à cette occasion se félicite du fait que Strasbourg puisse se vanter de compter dans son parc à bars un établissement où la température est maintenue à –10°, privilège jusqu’ici réservé à de vraies « grandes villes » comme Paris, Londres, Moscou, Barcelone, Amsterdam ou New-York mais encore très peu développé dans les villes de moins d’un million d’habitants.
Les clients sont rassurés : ils se feront prêter des vestes fourrées à l’entrée et la vodka servie à l’intérieur les aidera à affronter le choc thermique.

L’article ne dit pas quel coût cet établissement aura au regard du bilan carbone, ni quelle dépense d’énergie sera nécessaire pour maintenir l’intégrité d’une masse de glace de 12 tonnes. A l’heure des économies d’énergie et du développement durable, dans un société où l’on a signé la COP 21, on s’interroge sur l’opportunité d’une telle démarche.

N’y a-t-il pas un double langage, dans une ville qui se dit « consciente des enjeux du développement durable » et engagée dans une croissance économique verte, qui clame son engagement pour limiter le réchauffement climatique et prône les actions éco-responsables (lire la plaquette publiée par la ville de Strasbourg), à donner un avis favorable à l’ouverture d’un tel établissement ?

N’est-il pas aussi absurde de continuer à tolérer le chauffage des terrasses, autrement dit à « chauffer la voie publique en hiver pour le bon plaisir des clients des bars et des restaurants » ? (lire notre article)

« Il ne restera que des mangeurs en Alsace » fait dire à l’un de ses personnages l’auteure de « Lumière des Vivants »* « Ils termineront la cathédrale parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement. Mais ce ne sont pas eux qui l’auraient construite, le ciel est trop haut pour eux. » C’était en 1332 : à Strasbourg on poursuivait la construction de la cathédrale.

Et si en 2017 il ne restait plus que des buveurs ?

* Sylvie Reff, Lumière des Vivants (roman), une épopée au temps de Maître Eckhart (Editions DERVY, 2002)

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Bonne nouvelle de Toulouse

Il s’est passé quelque chose d’important à Toulouse. Le ministère public a requis des peines contraventionnelles importantes, rappelant que conformément à la nouvelle jurisprudence de 2016 les gérants de bars étaient désormais responsables des nuisances occasionnées par les comportements de leur clientèle. Lire l'article de la Dépêche du 9 mars 2017 : Bars bruyants au centre-ville : tolérance zéro.

Cette action a pu se faire grâce à un habitant opiniâtre et courageux soutenu activement par le collectif Droit au Sommeil Toulouse : «un noyau dur qui multiplie appels à Allo Toulouse et signalements».
Vous pouvez liker leur action sur leur page Facebook

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Bruits de voisinage... SOS Conso "Le Monde" nous éclaire

Article publié sur le blog de Vivre le Marais
Vous êtes dérangés dans votre sommeil par le bruit de vos voisins, par les basses musicales ou le chahut d'un établissement recevant du public, comment êtes-vous protégés ? Quelle est la réglementation applicable ? Comment se défendre ? Quelles sont les chances de succès d'une procédure judiciaire ?

Rafaële Rivais

Rafaële Rivais

Rafaële Rivais répond avec une précision chirurgicale à toutes ces questions avec les références de décrets qui caractérisent le bruit et le sanctionne "au pénal". De façon très professionnelle, elle fait le point sur des décisions de justice récentes qui montrent que notre justice protège efficacement le citoyen contre les atteintes à un droit fondamental, celui de dormir la nuit sans en être empêché.

Rafaële Rivais

Il faut absolument lire son dernier article sur le blog SOS-Conso du quotidien "Le Monde" et en garder la trace pour en faire son manuel de référence en cas de litige avec son voisinage.

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Le Réseau WIJ Amsterdam : “Nous Amsterdam” a rejoint le Réseau Européen Vivre la Ville !

WIJ Amsterdam est un réseau de 19 collectifs qui se sont fédérés en 2016.
Ce réseau tire son nom du slogan “I Amsterdam”, lancé en 2004 pour vendre la ville d’Amsterdam comme un produit de consommation.
Comme le montre l’illustration initiale de son blog, WIJ Amsterdam a cassé le slogan “I Amsterdam” (“Moi Amsterdam“, "Je suis Amsterdam”) et l’a détourné en “NOUS Amsterdam” pour restituer aux habitants la propriété de leur ville.

Dans une ville...
- où en période de saison touristique il y a environ 2 fois plus de touristes que d’Amstellodamois dans le centre historique,
- où les bars se sont multipliés dans les ruelles étroites de la vieille ville,
- et où l’incitation à la consommation d’alcool est forte,
- alors que 66% de la population du centre ville d’Amsterdam (84000 habitants) est réveillée par les nuisances sonores nocturnes,
- et que les festivals se succèdent à une cadence accélérée (350 manifestations par an) multipliant les scènes de plein air avec des animateurs et des musiciens en action à un niveau sonore autorisé de… 125 Db,
- tandis que dans les rues, sur les ponts, sur les trottoirs on constate l’invasion de l’espace public par les terrasses et le recul de l’autorité publique...

la fédération de collectifs WIJ Amsterdam défend la qualité de vie des Amstellodamois et lutte pour le droit de vivre en ville, d'y dormir la nuit et d'y circuler sans entrave sur l’espace public le jour.

Voici la liste de tous les collectifs que WIJ Amsterdam fédère :
- SamenZeedijk
- De NachtWacht
- Walbewoners Prinsengracht
- Wetering Verbetering
- Bewonersgroep Grachten9+
- Overtoom
- Ik Ben Amsterdam
- Rolkoffergroep
- Bewonersraad Nieuwmarkt
- Platform Bewoners van de Pijp
- Rode Loper Centrumsloper
- Comité Woonboten Prinsengracht
- Leidsebuurt
- Platform 1013 (Haarlemmerbuurt en omstreken)
- Van Woustraat/De Pijp-oost
- Hand en Voetboogstraat
- De Gouden Bocht
- Natuurbescherming ZO
- Noord-Jordaan

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Les nuits florentines... sans les Florentins

Tout comme à Paris où les nuits sont débattues sans les Parisiens (voir l'article), les nuits florentines se font sans les Florentins. La coordination italienne, membre du Réseau Européen "Vivre la Ville !", Coordinamento Nazionale No Degrado e Mala Movida a écrit au maire de Florence, à ses collaborateurs et à tous les journaux.

Une conférence Nightlife and the City Movida (vie nocturne: stratégies et pratiques de coexistence urbaine européennes) s'est tenue à Florence les 22-23 Septembre 2016 avec la participation de la Région Toscane, la ville de Florence et la Toscane ANCI (voir le programme)
La coordination s'est réjouie de l'intérêt de la vile pour cette question importante notamment au vu des intérêts colossaux en jeu (voir l'article).
La coordination regrette que les millions de citoyens, acteurs clés dans cette dynamique, n'aient pas été représentés, et n'aient pas participé pas à des conférences soutenues par des institutions qui devraient les représenter démocratiquement.
De nombreux comités de citoyens ont pourtant travaillé pendant des années pour réaliser des améliorations radicales par rapport à l'autre face du phénomène "movida" : la dégradation sauvage et souvent destructrice tant de la santé publique que des merveilleux trésors architecturaux et historiques des villes italiennes. Continuer la lecture

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Amsterdam rejoint le Réseau Européen Vivre la Ville !

L'Association des Amis du Centre ville d’Amsterdam, VVAB (Vereniging Vrienden van de Amsterdamse Binnenstad) qui compte 3200 membres a rejoint le Réseau Européen Vivre la Ville !

Le VVAB œuvre pour la protection et la conservation des monuments* ainsi que pour la restauration de l’équilibre perdu depuis quelques années entre la population locale et le tourisme au centre ville d’Amsterdam.
Les membres de cette association sont très inquiets pour leur qualité de la vie en raison de la pression toujours grandissante du tourisme. Ils se déclarent très stimulés par le fait d’être en contact avec le Réseau Vivre la Ville ! et avec d’autres groupes de citoyens dans d’autres villes européennes qui combattent les mêmes problèmes.
Ils espèrent apprendre des autres villes et s'inspirer de leurs actions.
Ensemble on sait davantage !

* 70 000 maisons et édifices sont déclarés monuments historiques à Amsterdam

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Montpellier et la semaine de la bière

Mise à jour le 1er mars
Montpellier a eu l’honneur de voir la ville livrée à une semaine commerciale de la bière du 21 au 26 février. Justement le mois ou plusieurs capitales (Montréal et Bruxelles) ont fait la promotion d’un « mois sans alcool »

Pour bien marquer cet événement Droit au Sommeil a proposé aux habitants de célébrer cette manifestation en pastichant le logo de la BeerWeek.

L'association a mis à disposition des affichettes qui peuvent servir toute l’année et partout : affichette "bière" valable toute l'année, affichette "soft drink" valable toute l'année et affichette spéciale BeerWeek. Ces affichettes sont au format A4 mais supportent l'agrandissement.

Presse :
20 minutes du 21 février a publié un article sur cette opération : une association craint que la Beer Week transforme l’Écusson en urinoir
France Bleu a également publié un article sur son site le 23 février: Beer Week de Montpellier : les habitants demandent aux participants de ne pas uriner partout

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Le Collège des Architectes de Madrid organise des fêtes illégales sur l’espace public

Le Collège des Architectes de Madrid organise des fêtes sur l’espace public au grand dam du voisinage. Et ce, en toute impunité !
Un reportage de Telemadrid dénonce le caractère illégal des pratiques du Collège des Architectes de Madrid.
Les riverains de Chueca et les Ecologistes en Action dénoncent devant la chaîne de télévision TéleMadrid la façon dont le Collège des Architectes de Madrid célèbre systématiquement des fêtes illégales et des évènements commerciaux de toutes sortes à son siège de la rue Hortaleza, occupant même l’espace public du Jardin central du complexe architectural « las Escuelas pias » de San Anton. (lire l'article)
La Ville de Madrid a confirmé à Telemadrid que le Collège des Architectes de Madrid (COAM) n’a pas de licence pour ces manifestations, et pourtant elle les tolère en détournant la tête.
Ces manifestations – qui représentent un bénéfice évident pour le COAM – causent habituellement de graves problèmes pour le fonctionnement normal de la vie dans le quartier de Chueca : occupation des trottoirs, problèmes de bruit… en plus de l’aspect illégal qui consiste à occuper à des fins lucratives un espace concédé à titre provisoire où seules des manifestations corporatives ou éducatives/culturelles sont autorisées.
Avec ces procédés, l’institution des architectes compromet gravement sa crédibilité en tant qu’entité garante de la légalité urbanistique et architecturale dans la cité.
Ce qui ne manque pas de choquer quand on lit ses attaques dénonçant l’urbanisation illégale ou parlant de durabilité, d’intrusion professionnelle, d’écologie ou de respect des droits, pour mentionner quelques thèmes de son argumentaire.

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Qu’y a-t-il de commun entre Bergame et Nantes ?

BERGAME
A Bergame, en Lombardie, l’association de riverains « Residenti Borgo Santa Caterina » est devenue « Comitato Residenti e Commercianti di Borgo Santa Caterina »*
En effet, en décembre dernier, cette association a recueilli l’adhésion de 64 commerçants, gérants de commerces de proximité (alimentation, vêtements, technologie, etc…) qui font vivre leur quartier de jour et subissent eux aussi la saleté et les dégradations dues à l’activité nocturne (vomi, urine, gobelets, bouteilles abandonnées, tessons de verre brisés, etc…).
Une alliance qui lui semble positive.
Dans une petite ville comme Bergame, il est relativement facile d’impliquer les personnes. Le quartier dispose par ailleurs d'un centre culturel dont le Comito est partenaire. Ils organisent donc ensemble de petits évènements culturels : lectures, théâtre, petits concerts de musique classique, rencontres sur les thèmes de l’artisanat, de l’histoire du quartier, des joyaux artistiques de la ville. Ils le font sur les lieux des sorties nocturnes, le vendredi et le samedi, en impliquant un certain nombre de citoyens et finalement les établissements de nuit finissent par se retrouver assez isolés.

NANTES
A Nantes l‘association « Les rues de Graslin » signale une autre initiative : une alliance entre associations d’habitants et commerçants face à l’ampleur du problème actuel dans le centre-ville de Nantes.
Il s’agit du « Rassemblement Commerçants et Habitants Centre Ville de Nantes », une alliance entre
- les 3 associations du centre-ville de Nantes membres du Réseau "Vivre la Ville!"** et
- une nouvelle association nommée « SOS Nantes Centre Ville » (Soutenons Osons Sourions), association indépendante de « Plein Centre » l’association traditionnelle des commerçants de Nantes soutenue par la CCI et la Mairie de Nantes.
L’association « SOS Nantes Centre Ville » regroupe des commerces de jour et des commerces du soir (petits cafés-bars et restaurants qui ferment à minuit).

Pourquoi ces initiatives ?
Depuis le printemps et l’été dernier et suite aux 3 mois de manifestations très violentes contre la loi Travail, le centre–ville de Nantes semble boudé par ses usagers.
En effet, ces manifestations se sont accompagnées de bagarres entre manifestants et policiers.
Aux dérives qui ont accompagné ces manifestations se sont ajoutés les casseurs d’origines hétéroclites (allant du fils de bonne famille aux dealers de banlieue, habillés en noir avec une cagoule) greffés sur les très nombreuses manifs contre le projet de Notre Dame des Landes : entre 220 et 900 casseurs à chaque manifestation.
Tout le centre-ville a été saccagé.
La plupart des vitrines des banques, des agences immobilières, des assureurs des Galeries Lafayette, d’EDF ont été cassées, tout comme les vitres de la Mairie. Certains magasins ont même été pillés (Go Sport, Bang & Olufsen).
Les chiffres d’affaires de certains commerces ont baissé jusqu’à 70%.
D’où cette alliance entre associations d’habitants et commerçants du centre-ville en vue d’interpeller la Mairie sur l’ampleur des problèmes d’accessibilité, de bruit, de propreté et de sécurité.
Le « Rassemblement Commerçants et Habitants Centre Ville de Nantes » a alerté à plusieurs reprises la mairie de Nantes. En vain.
La Ville se contente de communiquer sur l’avancée que constitue la possibilité de se marier désormais la nuit à Nantes…
Face à ce manque de réactivité le « Rassemblement Commerçants et Habitants Centre Ville de Nantes » organise diverses actions pour inciter les Nantais à « reprendre en mains leur ville ». Début janvier notamment, a eu lieu un évènement invitant les habitants, les commerçants et les usagers du centre-ville à partager une galette des rois en début de soirée dans un bistrot traditionnel.
Cette manifestation a rencontré un franc succès.

Face aux défaillances de l’autorité publique, en Italie comme en France, des habitants et des commerces de proximité mettent en place des stratégies et des alliances pour retrouver l’initiative, se réapproprier l’espace public et faire valoir leurs droits.

Notes
- * membre du Coordinamento Nazzionale No Degrado et Mala Movida (lien), membre du Réseau "Vivre la Ville!"
- ** ces associations sont membres du Réseau "Vivre la Ville!". Il s’agit de :
- l’Association Guist’hau Delorme
- « Habiter Le Bouffay »
- « Les rues de Graslin »

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Comment l'Islande a vaincu la drogue et l’alcool chez les jeunes

Voici comment l'Islande a vaincu la drogue et l’alcool chez les jeunes. Malheureusement personne ne veut l'imiter.
Traduction d'un article en italien de Sonia Montrella : Così l'Islanda ha sconfitto droga e alcol tra i giovani. Ma nessuno vuole imitarla

En seulement vingt ans l'Islande a réussi une entreprise titanesque : libérer ses adolescents de la dépendance à l’alcool et aux drogues et les transformer en personnes en bonne santé. Une espèce de miracle si l’on considère, chiffres à l’appui, que les adolescents habitués aux « cuites » y sont passés de 48% en 1998 à 5 % en 2016.
En fait, non seulement ils se sont débarrassés du record qui les plaçait parmi les plus grands consommateurs d'alcool et drogue en Europe, mais aujourd'hui ce sont les adolescents les plus « propres », comme il ressort d’une étude publiée par Mosaic Science (en anglais)
Comment est-on arrivé à un tel résultat ? Avec un bon dosage d’interdictions, une implication totale dans les activités sportives et créatives, un rapport étroit entre parents et école et même un couvre-feu. Continuer la lecture

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Madrid : des pâtisseries / bars / restaurants

À Madrid, des dizaines de bars et des restaurants du centre de Madrid ouvrent sous le nom de « pâtisseries »

Decenas de bares y restarantes del centro abren como pastelerías - El País - 31 janvier 2017

« Des dizaines de bars et des restaurants du centre de Madrid détournent la législation en ouvrant leurs portes dans la catégorie des « pâtisseries avec bar à dégustation".

Le journal a localisé au centre de la ville une quinzaine d’établissements qui ont des autorisations d’installation en tant que « pâtisseries » ou « glaciers », mais en pratique ces établissements offrent peu ou prou les services des bars et des restaurants .

Le Conseil municipal de la capitale et les entrepreneurs admettent l'usage étendu de ce subterfuge dans des zones où l'ouverture des commerces hôteliers est restreinte en raison de l'énorme saturation qui existe déjà.
En 2012, le Conseil municipal a approuvé la création d'une zone de protection acoustique spéciale (ZPAE) au Centre ville pour empêcher l’ouverture de nouveaux locaux .
Mais, avec ce tour de passe-passe, les propriétaires passent par-dessus-la loi. »

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3èmes rencontres européennes du réseau "Vivre la Ville!" - Madrid, 25-26 mars 2017

Les 3èmes rencontres européennes du réseau "Vivre la Ville!" se tiendront à Madrid les 25 et 26 mars 2017.
Les premières informations (en espagnol) sont en ligne sur le site de l'Asociación de Vecinos de Chueca (AVChueca).

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L’organisme ne s’habitue pas au bruit !

Un colloque était organisé le mardi 13 décembre 2016 à la faculté de médecine Pierre et Marie Curie, sur le site de la Pitié Salpetrière, sur le thème suivant : les conséquences du bruit sur les enfants et les adolescents et leur coût pour la société. (le programme)
Une certitude : l'organisme ne s’habitue pas au bruit !
Deux membres du Réseau "Vivre Paris!", Nathalie Kerloc’h (AAbV) et Dr Paul Wiener (5e), ont participé à ce colloque. Ils ont rédigé ce compte-rendu. Continuer la lecture

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Alcoolisation des jeunes : la société espagnole mise au pied du mur

Le quotidien espagnol El Mundo vient de publier un article intitulé : « Un demi-million de mineurs s’est enivré au cours du dernier mois ».

Cet article situe bien le contexte du problème de l’alcoolisation en Espagne à un moment où la Fondation d’Aide contre la Toxicomanie (FAD) met la dernière main à un plan d’action destiné à freiner la consommation d’alcool chez les jeunes mineurs espagnols.
La Fondation en appelle à l’ensemble de la société pour que « s’enivrer cesse d’être un phénomène culturel en Espagne ».
Elle alerte la société espagnole et l’invite à aller au fond des choses : « Le problème de l'alcool chez des mineurs consiste en ce que nous ne voyons pas que c'est notre problème : faisons-nous quelque chose ? "
Il a fallu la mort d’une fille de 12 ans par coma ethylique à San Martín de la Vega ( Madrid) en octobre dernier suite à un « botellón »* pour qu’une prise de conscience soit possible dans un pays où « se bourrer la gueule » est considéré comme une injonction sociale.
Début novembre deux mineures de Pontevedra âgées de 12 et 13 ans ont été hospitalisées en raison d’une intoxication alcoolique. (voir article)
Puis fin novembre, c’est une fille de 13 ans qui a été soignée pour coma éthylique à Leganès (Madrid). (voir article)
On ne peut plus continuer à se voiler la face, à se taire et à faire comme si de rien n’était lorsque l’on voit des jeunes boire de l’alcool sur la voie publique. Continuer la lecture

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Enquête sur l’impossible "règle de l’antériorité" *

Nous vous en avions déjà parlé (voir article antérieur), mais en 2016 encore, les discussions autour des nuisances nocturnes ont ramené à la surface le serpent de mer de « la règle de l’antériorité ». Une telle règle est appelée de leurs vœux par certains afin, grosso modo, d’empêcher les riverains de se plaindre des nuisances pour peu qu’ils se soient installés après l’établissement causant ces nuisances. RVP a décidé d’enquêter pour savoir s’il y aurait matière à s’inquiéter. Continuer la lecture

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"Uritrottoirs" : une supercherie qui veut faire passer pour une innovation des comportements régressifs parfaitement cyniques

Jusqu'à présent uriner sur la voie publique a été considéré comme une contravention passible d'une amende d'un montant de 68€ selon le site territorial.fr.
Désormais c'est avec les encouragements des pouvoirs publics que les contrevenants pourront se soulager en public, si l’on en croit un article de Femme Actuelle.
Au nom d’une justification durable bobo-écolo - qui donne bonne conscience - on vient en effet de réinventer les toilettes sèches pour en proposer une version décomplexée : le pissoir à ciel ouvert pour hommes.
Afin de donner de la poésie à la chose ce pissoir est doté d’un bac à fleurs qui pourra d’ailleurs servir de dépotoir, de cendrier, d’essuie main et de vomitorium.
Chacune de ces commodités va coûter 3000€ au contribuable. Sans compter les frais de fonctionnement et de maintenance… une manne pour les sociétés bénéficiaires. Continuer la lecture

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La "barification" des cafés

Dans certaines villes de France, le café est en train d’être prohibé à certaines heures ou rendu prohibitif par son prix dans une optique de rentabilité par l’alcool.
Ainsi à Strasbourg, dans deux cafés de la place d’Austerlitz à Strasbourg, il n’est désormais plus possible de commander… des cafés après 17h. Une politique commerciale qui vise à « changer de clientèle », comme le signale cet article de Rue89 : Place d’Austerlitz, quand les cafés ne servent plus de cafés…

A Draguignan un maître de conférence spécialiste du droit à l’université de Toulouse, Malik Boumediene, qui s’est vu refuser un café en terrasse après 17h, décide de ne pas en rester là. Il porte plainte et alerte la Préfecture du Var. La Direction départementale de la protection des populations (DDPP) procède alors à un contrôle dans ledit bistrot de la place Cassin et rappelle au professionnel les règles en vigueur : "En l’occurrence, un bistrotier ne peut pas refuser de servir une boisson chaude inscrite sur la carte, à un client. Sauf cas exceptionnel, bien sûr, comme une panne de machine". En cas de non-respect répété, suite à un premier contrôle, "le professionnel peut être verbalisé avec une contravention de 5e classe de 1.500 euros." (voir l'article de Var-Matin)

A Toulon, un restaurateur, souhaitant développer un bar à cocktails dans son établissement, la Brasserie La Réale, a décidé de ne plus en servir dès 17h. La décision a été mal accueillie par ses clients, notamment l'une d'entre eux qui a déposé une plainte, attirant l'attention de la répression des fraudes. L'administration rappelle à cet établissement qu'il n'a pas le droit de refuser de vendre du café, ce qui pousse le restaurateur à vendre son petit noir 50 euros. Puis se ravisant, à 10 euros ! (voir l'article de Var-Matin).

Moins de café, plus d’alcool, plus de profit sur la marge, plus de débit, et aussi souvent plus de bruit pour le voisinage.

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Le rejet du "tout festif" s'installe en Espagne

Article mis à jour le 25 juillet 2016
L'Adjoint à la Maire de Paris en charge du tourisme, Jean-François Martins, s'est livré devant les caméras d'une de nos chaines de télévision à un plaidoyer vibrant en faveur de l'EURO 2016 et de ses retombées économiques sur la Ville de Paris. En additionnant allègrement les choux et les carottes, en omettant de dire ce qu'ont coûté à la Ville et à l’État les milliers d'hommes/jours consacrés à la sécurité et à l’évacuation de centaines de tonnes de déchets, il en a conclu que Paris mérite bien son étiquette de "ville festive".
De quoi nous renforcer dans notre opinion qu'il faut désormais agir avec une détermination renforcée pour que Paris soit recherchée et appréciée pour son romantisme et pour les qualités qui en ont fait la ville-lumière dans les domaines de l'art, de la culture et de la création et non pour son aptitude à être un Luna-park où l'alcool règne en maitre dans des bacchanales nocturnes. Continuer la lecture

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Les faux nez du lobby de l'alcool

Capture d’écran 2016-06-17 à 12.47.39Suite au rapport de la Cour des comptes sur les politiques de lutte contre les consommations nocives d'alcool, France 5 consacré une partie de son magazine de la santé au lobby de l'alcool.
Après un bref commentaire sur le rapport de la Cour des comptes, on y explique comment le lobby des alcooliers investit le champ de l’étude scientifique et de la prévention pour les orienter et crée des structures spécifiques comme :
- l'Institut Scientifique de Recherche sur les Boissons (IREB). Derrière ce titre ronflant ("scientifique" et "recherche") on trouve un groupe de pression financé à 100% par les alcooliers qui se donne les apparences d’un organe de santé publique. Continuer la lecture

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Rapport accablant de la Cour des comptes sur l'action publique en matière d'alcool

La Cour des comptes étrille l'action publique en matière de consommation d'alcool dans un rapport accablant publié le 13 juin 2016 : Les politiques de lutte contre les consommations nocives d'alcool. Elle relève un nombre très élevé de dysfonctionnements dans le cadre de la lutte contre les consommations excessives d'alcool. Dans son communiqué de presse la Cour des Comptes indique que "la coordination entre les acteurs publics est inaboutie".

En conclusion de son rapport, la Cour des comptes formule une série de propositions, censées améliorer quelque peu l'action publique. Continuer la lecture

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Nuisances nocturnes : les citoyens européens se mobilisent - Les interventions et les documents

Tous les documents présentés lors de notre réunion du 31 mai 2016.
Le communiqué de presse diffusé à l'occasion de notre réunion.
Le manifeste publié à l'occasion de cette réunion.

I. INTRODUCTION

II. - QUELLES ACTIONS POUR QUELS RÉSULTATS (EN FRANCE)

III. – L’ACTION DES ASSOCIATIONS EN EUROPE

IV.- QUELQUES VIDEOS

V. PRESSE

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Assises des associations européennes contre les nuisances nocturnes

Malgré une pluie battante et les problèmes de transport, 150 participants ont assisté ce 31 mai à la salle Jean Dame, rue Léopold Bellan (IIe), aux deuxièmes assises des associations de riverains mobilisés pour la qualité de la vie dans les métropoles d’Europe organisée par la réseau "Vivre la Ville !" Europe dont est membre "Vivre le Marais !". Le thème retenu pour cette réunion était « Nuisances nocturnes : les citoyens européens se mobilisent.»

Toutes les interventions ont mis en exergue l’hyper alcoolisation, le bruit, la saleté, la dérégulation sociale, les atteintes à la santé et les menaces qui pèsent sur les centres historiques des villes concernées.

Nous retiendrons que l’alcoolisation a un coût annuel en France de 120 Milliards d’€ (autant que celui du tabac), les chiffres sont tirés du rapport du professeur Kopp, et que parallèlement malheureusement les conflits d’intérêts étaient nombreux dans l’organisation institutionnelle d‘une prétendue dérégulation des dérives de la nuit avec des lobbies puissants à l’action. Continuer la lecture

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Le réseau "Vivre la Ville !" rencontre les journalistes

RVV_journalistes_vagenendeDe gauche à droite : Gilles Pourbaix (ACCOMPLIR), Rafaële Rivais (SOS-Conso Le Monde), Gérard Simonet (Vivre le Marais !), Eric Le Mitouard (le Parisien), Christophe Mietlicki (Bruit-Parif), Dominique Feutry (Vivre le Marais !). De dos : Anne Penneau (Riverains de la Butte aux Cailles)

En prélude aux assises des associations européennes membres de "Vivre la Ville !" qui se tiennent ce 31 mai 2016 dans le IIe arrondissement, un groupe de dirigeants d'associations de province (Strasbourg, Marseille, Nantes, Toulouse, Biarritz, Tours, Montpellier ...), et de plusieurs pays d'Europe (Italie, Portugal, Espagne, Belgique, Suisse ...) se sont retrouvés pour un déjeuner avec des journalistes de la presse parisienne. Continuer la lecture

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Communiqué de presse - Réunion publique du Réseau "Vivre la Ville!" le 31 mai

Regroupées au sein du Réseau « Vivre la Ville ! », des associations d’habitants de nombreuses villes d’Europe organisent une réunion publique le 31 mai 2016 de 18h30 à 21h30, salle Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan à Paris 2ème.

Leur but : développer une coordination afin que la vie nocturne des quartiers prétendus « festifs » respecte les droits fondamentaux des personnes ainsi que le patrimoine des sites qu’elle investit.

Les dérives de la vie nocturne sont certes un fait notoire ; elles ne sont pas pour autant une fatalité. Le Réseau « Vivre la Ville ! » a des propositions pragmatiques et économiquement pérennes pour endiguer ces graves phénomènes de dérégulation sociale : propositions mûrement réfléchies, issues des expériences croisées, des analyses et de l’expertise des associations qui le constituent.

Les élus politiques en charge de nombreuses grandes villes européennes ont installé un climat de compétition internationale de la vie nocturne. C’est pourquoi l’action du Réseau « Vivre la Ville ! » est à la fois d’ordre national et transnational. Continuer la lecture

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Le réseau "Vivre la Ville !" réunit ses homologues européens pour des assises à Paris

A l'initiative du Réseau "Vivre Paris !", le Réseau "Vivre la Ville !" organise une réunion publique le 31 mai 2016 de 18h30 à 21h30, salle Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan à Paris 2ème.

La mobilisation contre les débordements nocturnes n'a plus de frontière. On découvre partout les mêmes griefs de la population à l'encontre d'une façon débridée de "faire la fête" la nuit, irrespectueuse de l'espace public et de la tranquillité des habitants. Expression trop souvent synonyme d'alcoolisation à outrance et de consommation de drogues.

Le programme de la réunion est structuré autour du bilan de nos actions face à l'activisme des lobbies de l'alcool et des industries de la nuit et de l'écoute dont ils bénéficient en France dans les sphères du pouvoir municipal, voire national.

Les villes de France s'exprimeront. On entendra ensuite Bruxelles, Barcelone, Lisbonne, Rome, Naples, et plusieurs autres villes d'Italie. Un manifeste européen sera présenté. Un large débat avec la salle conclura cette soirée.

Le programme détaillé de cette manifestation qui fait suite à la réunion publique du 10 février 2015 intitulée Nuisances nocturnes : une fatalité?

Le journal 20Minutes du 30 mai annonce l'évènement : Paris: Lisboètes, Barcelonais, Parisiens réunis pour lutter contre les nuisances nocturnes

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Tranquillité du voisinage : une petite révolution juridique ?

cour_cassationSuite à un arrêt de la Cour de Cassation, une petite révolution juridique est en cours et elle nous avantage.
Il sera désormais beaucoup plus aisé de poursuivre un établissement dans la terrasse nuit à la tranquillité du voisinage.
« Jusqu'à présent, les bruits que fait la clientèle étaient, considérés comme "rattachables" à l'activité professionnelle du restaurateur. Un restaurateur ne pouvait donc être poursuivi pour ces bruits que sur le fondement de l'article R.1334-32 du code de la santé publique. Celui-ci impose d'avoir un sonomètre qui mesure, chez la personne gênée, l'émergence globale, c'est-à-dire la différence entre le niveau de bruit ambiant, comportant le bruit particulier en cause, et le niveau du bruit résiduel.
Dans un arrêt en date du 8 mars 2016, la Cour de cassation dit que les bruits que font les clients sont des "bruits de comportement", même s'ils ont pour origine une activité professionnelle.
En tant que tels, ils relèvent de l'article R 1337-7 du code de la santé publique et leur constat ne nécessite pas de mesure d'émergence acoustique.
La solution trouvée par la Cour de cassation est donc favorable aux victimes, puisqu'elle permet de verbaliser sans sonomètre, à l'oreille. » Elle permet de poursuivre plus facilement un restaurateur qui tolère du bruit sur sa terrasse.
Rafaele Rivais, journaliste au Monde, analyse cet arrêt sur son blog : Le restaurant, les fêtards et les « bruits de comportement »

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Bruxelles et les conséquences catastrophiques de la monoactivité des bars

L'ARAU est un comité d'habitants actif à Bruxelles depuis une quarantaine d'années. Depuis quelques années, à la demande de groupes d'habitants du centre-ville, il se penche sur le thème des nuisances sonores urbaines (vie nocturne, concerts en plein air, bruit de la circulation).
L'ARAU a publié une analyse sur un quartier de Bruxelles livré à la monoactivité des bars et restaurants et au titre qui cerne clairement les enjeux : Quartier Saint-Géry : habitants non admis ?. Cette analyse fort bien documentée a 4 ans mais elle est toujours d'actualité. Aix-en-Provence, Toulouse, Barcelone, Nantes, Lisbonne, Naples, Paris, Strasbourg, Bruxelles... Les problématiques sont les mêmes. La monoactivité des bars et restaurants* et les nuisances qu'elle entraine (privatisation de l'espace public, nuisances sonores...) rende des quartiers entiers invivables.
Lire également une analyse très documentée sur l'évolution urbanistique du quartier Saint-Géry.
*appelé "horeca" dans l'article (hôtels-restaurants-cafés)

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Quais de l'Ill à Strasbourg : futurs quais de la soif ?

Strasbourg_quaisUn courrier des lecteurs des Dernières Nouvelles d'Alsace (paru le 16/02/2016) exprime le point de vue d’un collectif de riverains du quartier de la Krutenau (Strasbourg centre).
Ceux-ci s’inquiètent des conséquences d‘une « fête » de plus en plus dominée par l’alcool et la violence, s’interrogent sur la possibilité, à terme, pour la Ville d’arriver à maîtriser la situation dans un contexte de moyens revus à la baisse, s’alarment du départ des familles qui déclarent forfait et partent vers des quartiers « vivables », et craignent que l’aménagement des berges Sud de l’Ill ne vienne aggraver une situation déjà critique en ouvrant la voie à la multiplication des bars et établissement de nuit.

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Lyon : les quais du Rhône ou les quais de la Soif ?

Lyon CityCrunch annonce clairement la couleur dans un article : Vous êtes en virée entre potes, direction les Berges du Rhône
Les Quais de la Soif règnent en maitre sur la nuit Lyonnaise. L’alignement des bar-péniches au niveau du quai Augagneur ouvre un large champ des possibles. De la péniche électro, au paquebot étudiant, en passant par le vieux rafiot croulant sous les bouteilles de rhum, vous êtes sûr de trouver votre bonheur. On passe d’une embarcation à l’autre en étant un peu moins net à chaque fois. L’été, la fête s’étend sur les pelouses et les gradins avoisinant dans une sorte d’apéro géant. Les riverains râlent mais les fêtards adorent.

Sur le même site C4ndide décrit l'envers du décor. A Lyon, les établissements de nuit ont migré du Vieux Lyon aux berges du Rhône réaménagées par la Ville et se sont installés sur des doubles péniches. La vie y est devenue insupportable pour les riverains de ce quartier jusque là paisible. La mairie de Lyon a transformé un parking grisâtre en une belle promenade accessible à tous, fleurie et verdoyante... et finalement en une gigantesque rue de la Soif.

Comme dit l’un des commentaires postés sous cet article :
"Qu'y a-t-il sur les quais du Rhône ?
Il y a des hordes de décérébrés qui gueulent et qui balancent leurs ordures là où ils n'ont pas encore eu le temps de pisser.
Quand ils regagnent leurs porcheries, ils gueulent afin de faire participer tout le monde à leur fête.
Ils insultent ceux qui ont le malheur de refuser d'appartenir à leur boîte de nuit à ciel ouvert.
Les ivrognes déambulent dans les rues, déblatérant et débitant leurs conneries.
"

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Projet de loi santé : peut mieux faire

Assemblée NationaleLe projet de loi de modernisation de notre système de santé est en discussion au parlement (lire le rapport complet).

L'article 11ter nous intéresse tout particulièrement. Il prévoit que les activités impliquant la diffusion de sons à un niveau sonore élevé, dans tout lieu public ou recevant du public, clos ou ouvert, doivent être exercées de façon à protéger l'audition du public et la santé des riverains.
Et puis plus rien sur les riverains et tout spécialement sur les riverains exposés à des nuisances provenant de la voie publique. Continuer la lecture

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Le Réseau "Vivre la Ville!" reçu par la Direction Centrale de la Sécurité Publique

ministere_interieurQuatre membres du Réseau "Vivre la Ville!" représentant des associations de Nantes, Paris et Strasbourg ont rencontré le 19 novembre le Directeur Central de la Sécurité Publique au ministère de l'Intérieur.
Ce rendez-vous, pris de longue date, a été maintenu malgré les attaques tragiques que le pays a subies. Nous en remercions nos interlocuteurs.

Les enseignements principaux de cette réunion :
Nous avons été invités à nous tourner :

- vers nos interlocuteurs locaux et particulièrement les mairies, par le biais de pétitions notamment, car elles ont sur l'ensemble du territoire des pouvoirs de police. De plus elles sont préoccupées de satisfaire leurs électeurs. Les maires ne sont pas soumis à une autorité nationale et leur action ne peut finalement être contrainte que par le biais d'actions en justice mettant en cause leur responsabilité.
- vers nos commissariats, car la police nationale a aussi des pouvoirs pour constater les mêmes infractions.

 Continuer la lecture

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Les conséquences des bruits nocturnes sur la santé

Bruit_oreilleLe grand direct de Thomas Joubert (Europe 1) a consacré une partie de son émission du 9 novembre aux conséquences du bruit nocturne sur le sommeil et sur la santé. Mme Fanny Mietlicki, Directrice de Bruitparif, répondait aux questions du journaliste.
Cette émission mentionne les bruits proches des aéroports mais la problématique est la même dans les centres-villes où l'origine des bruits est différente mais les conséquences sont les mêmes.
La liste des troubles générés par le manque de sommeil ou un sommeil de mauvaise qualité est longue :
- diminution de la bonne santé
- risques cardio-vasculaires accrus
- retard d'apprentissage chez les enfants
- hypertension artérielle (et donc risque d'infarctus)
- fatigue accrue pouvait entrainer des difficultés de concentration au travail, de l'absentéisme, des accidents du travail ou sur la route

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Mensonges sur "l'antériorité" pour éviter la possible réforme de la gestion des nuisances sonores nocturnes

L’antériorité est l'un de ces serpents de mer qui menacent la protection des riverains contre les nuisances nocturnes liées au développement de l’économie de la nuit. Elle est aujourd’hui appelée pour justifier l’abandon aux nuisances de quartiers prétendument festifs, alors qu’il faudrait réformer la gestion de ces nuisances avec de nouveaux outils offerts par les technologies, qui permettraient d’optimiser l’action des autorités publiques.

Essayons d’y voir clair. Continuer la lecture

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Nuisances sonores et la règle de l'antériorité

Vivre le Marais a ouvert involontairement la boite de Pandore en publiant un article intitulé "Supplique d'une famille de riverains de la place de la République à Mme Anne Hidalgo..." . Dans cet article une famille habitant place de la République témoigne sur leur quotidien depuis la modification de la place et son appropriation par la Mairie de Paris qui y organise de nombreux évènements particulièrement bruyants. (lire leur supplique)
Raphaëlle Rivais dans son excellent blog (SOS Conso) écrit un article ("Bruit : tendez l’oreille, avant de déménager !") dans lequel elle laisse entendre que les victimes du bruit n'auraient pas dû venir habiter place de la République. La règle de l'antériorité, chère à Mme Mazetier, député PS et à Culture Bar-Bars, pointe son vilain nez. Raphaëlle Rivais a publié un nouvel article intitulé ("Le bruit et la règle de l’antériorité") dans lequel elle précise les règles en la matière. Continuer la lecture

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Les Réseaux “Vivre Paris!" et “Vivre la Ville!" écrivent au Ministre des Affaires étrangères

Laurent FabiusMonsieur le Ministre,

Un rapport inquiétant intitulé Pôle d’excellence touristique : 22 mesures pour faire de la vie nocturne un facteur d’attractivité à l’international a été publié sur le site du ministère des Affaires étrangères et du Développement international.

Les auteurs en sont Renaud Barillet (fondateur et directeur de la Bellevilloise), Frantz Steinbach (fondateur des Pierrots de la Nuit), Solène Clappe-Corfa (administratrice des Pierrots de la Nuit) et Michel Durrieu (responsable du pôle tourisme de la direction des entreprises et de l'économie internationale au sein du MAEDI).

Partial, partisan et tronqué, tels pourraient être les adjectifs qui caractérisent le contenu du rapport rédigé sur commande du MAEDI. Continuer la lecture

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Une feuille de route qui mène droit dans le mur

rapport_maediNous découvrons avec stupéfaction, sur le site officiel du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international (MAEDI), un document, dont la date de rédaction n'est pas précisée, qui présente 22 MESURES POUR FAIRE DE LA VIE NOCTURNE UN FACTEUR D’ATTRACTIVITE TOURISTIQUE A L’INTERNATIONAL

Cette « feuille de route finalisée » vise à un développement de l’activité nocturne festive dans une optique libérale décomplexée et exclusivement mercantile. Elle est signée :
Fédérateurs : Renaud Barillet, Frantz Steinbach
Coordination : Michel Durrieu
Rédaction : Emilie Babut, Solène Clappe-Corfa

Clairement, il n’est aucunement choquant que des positions sur la perspectives de développement économique s’expriment publiquement. Mais la publication de telles positions par un ministère en tant que « rapport » est, elle, particulièrement choquante quand l’action lobbyiste avance masquée pour entrer en contradiction totale avec la législation, la politique de santé publique et la construction d'une société durable. Continuer la lecture

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Le Docteur Bertrand Lukacs réagit aux 22 propositions du MAEDI

Imaginons que le ministère de la Santé demande à des « experts » travaillant pour et payés par l'industrie du médicament de faire un rapport sur le développement possible de l’économie du médicament. Pensez-vous un instant que ce rapport puisse être neutre et équilibré et qu’il puisse traiter avec rigueur des risques liés à la surmédicalisation, à l’auto prescription et aux effets secondaires ? Probablement pas et vous avez raison.
Sauf que cette situation n’existera jamais, car dans cette configuration, le conflit d’intérêt est tellement évident qu’il sera immédiatement dénoncé.

Ce qui me stupéfie, ce n’est pas que Monsieur Barillet* écrive du Monsieur Barillet, mais c’est bien que des responsables politiques de haut rang puissent être à ce point aveugles, ou pire pas aveugles du tout, sur ce formidable conflit d’intérêt rendant ce rapport parfaitement tendancieux, asymétrique et dénué de toute valeur. Continuer la lecture

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AGI-SON sourd aux arguments de BruitParif et de l'ORS (IdF)

Bruitparif et l'Observatoire Régional de Santé (ORS) d'Île-de-France viennent de publier lettre ouverte, en réaction aux déclarations d'AGI-SON dans le cadre de l'examen par le Parlement du projet de loi de santé et notamment de l'amendement n°AS 1656 stipulant que "les activités impliquant la diffusion de sons à un niveau sonore élevé, dans tout lieu public ou recevant du public, clos ou ouvert sont exercées de façon à protéger l’audition du public et la santé des riverains."

Les auteurs de cette lettre ouverte ont jugé nécessaire de faire une mise au point sur le contenu de l’étude Bruitparif/ORS IdF 2015, citée par AGI-SON dans ses déclarations, afin d’éviter tout risque de mauvaise interprétation.

Voir aussi la page Actualités du site de Bruitparif

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22 mesures pour faire de la vie nocturne un enfer

rapport_maediParis est la première destination touristique mondiale. Mais cela ne suffit pas au MAEDI (ministère des Affaires étrangères et du Développement international) qui a commandé un rapport afin de "développer et promouvoir la vie nocturne française". Le titre du rapport : 22 mesures pour faire de la vie nocturne un facteur d’attractivité touristique à l’international. Ou 22 mesures pour rendre les villes invivables la nuit?

Petit florilège de ce rapport qui "n’engage que ses auteurs" et qui "fera l’objet d’un examen par le Ministre". Il est cependant publié sur le site du MAEDI, ce qui lui confère un certain poids. Or, il s’appuie sur des données partiales et ouvre des perspectives inacceptables.

"La concurrence d’autres capitales nationales ou régionales comme Berlin, Londres ou Barcelone, qui ont développé des stratégies de communication offensives sur le thème de la nuit, est très forte. Se décrivant comme « des villes qui ne dorment jamais », accueillantes et ouvertes sur le monde, elles sont des destinations privilégiées de touristes européens dès le vendredi soir."
L'objectif est, en réalité, de faire de Paris en priorité, une ville qui ne dort jamais, c'est-à-dire une ville dont les habitants ne dorment jamais. Pour mémoire, M. Le Ministre, le sommeil est un besoin et la privation de sommeil est un mode de torture très efficace. Est-ce bien ce que vous souhaitez infliger aux Parisiens et, dans la logique du rapport, aux habitants de bien d’autres villes françaises ? Continuer la lecture

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A vendre : nuit parisienne. S'adresser au ministère des Affaires étrangères.

Nuit à vendreUn rapport inquiétant sur la vie nocturne à Paris publié sur le site du ministère des Affaires étrangères et du Développement international.

Les auteurs en sont Renaud Barillet (fondateur et directeur de la Bellevilloise), Frantz Steinbach (fondateur des Pierrots de la Nuit), Solène Clappe-Corfa (administratrice des Pierrots de la Nuit) et Michel Durrieu (responsable du pôle tourisme de la direction des entreprises et de l'économie internationale au sein du MAEDI).

Partial, partisan et tronqué, tels pourraient être les adjectifs qui caractérisent le contenu du rapport rédigé sur commande du Ministre des Affaires étrangères, et intitulé « Pôle d’excellence touristique : 22 mesures pour faire de la vie nocturne un facteur d’attractivité à l’international ».

Nous nous sommes en effet procuré ce pensum à la gloire des fêtes nocturnes en France mais surtout à Paris, rédigées par des experts dont nous avions révélé qu’ils comprenaient des industriels de la nuit et les représentants de l'AMUON, cette association qui emploie les "Pierrots de la Nuit". Continuer la lecture

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La charte de Culture Bars-Bars : une farce

Stp au bruit"Différentes villes de France, dont Paris et Nantes, visent à promouvoir l’action d’une association dénommée "Culture Bars-Bars", qui est présentée comme la structure qui permettrait le mieux de fédérer les petits établissements qui échappent à l’emprise des grands syndicats des professionnels de l’économie de la nuit. Ce, aux côtés de l’action des "Pierrots de la Nuit" qui se développe sous l’égide de l’AMUON, autre association promue par la Ville de Paris.
L’idée de fédérer ce qui ne l’est pas encore parait intelligente.
Mais quand on voit s’ajouter aux aberrations des "Pierrots de la Nuit" (voir notre article précédent), la farce de la charte créée par la nouvelle gouvernance de "Culture Bars-Bars", on se dit que les dés sont pipés, que les villes qui promeuvent ces associations subventionnées sur les impôts de chacun, et donc également des victimes des nuisances, font entrer par la fenêtre le loup auquel elles prétendent fermer la porte. Continuer la lecture

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L'alcoolisation massive et ses conséquences

De plus en plus de Français se disent gênés par les comportements liés à la consommation excessive d'alcool selon une étude mentionnée dans un reportage sur France 2 du 23 juillet 2015 : nuisances sonores nocturnes, dégradations sur la voie publique, agressions, bagarres et déchets de toutes sortes...

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Au centre de Toulouse, "les nuits sont devenues infernales"

toulouse_bruitRaimon Noël, membre fondateur de l'association Bien Vivre Toulouse Centre a donné une interview à la Dépêche : En ville, les nuits sont devenues infernales.
Le but de cette association est la tranquillité et la sécurité des riverains. Elle vient de rejoindre le Réseau "Vivre la Ville!".
L'objectif de cette association est simple et est le même que pour toutes les associations membres du Réseau : "dire stop aux incivilités", (re)"donner au centre-ville la sécurité et la tranquillité méritées par chacun et chacune", reprendre l'espace public accaparés par certains établissements peu scrupuleux, "apaiser la ville", "réduire le désordre en centre-ville pour un vrai vivre ensemble".
Certains commentaires publiés sont le site de la Dépêche sont les mêmes qu'à Strasbourg, Paris, Lisbonne... : "déménagez, partez à la campagne..." Ce serait à celui qui est gêné de partir afin que le gêneur puise continuer à sévir ? Etrange conception de la société.

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